Judo – En marge du Mondial de Bakou : Domination japonaise
La Presse — Le Mondial organisé à Bakou (Azerbaïdjan), du 4 au 11 octobre, a restauré la domination japonaise sur cette discipline sportive que les Nippons ont offerte au monde depuis 1882 par le maître Jigoro Kano à partir de son centre mondial du judo. Ce judo, « La voie de la souplesse », qui est l’un des plus beaux sports de combat, a fait son chemin. La Tunisie a été présente à ce Mondial. Une présence discrète. Elle s’est fait représenter par une seule combattante, Oumaima Bédioui. Pour un pays qui a eu ses heures de gloire, ce n’était pas bien… glorieux. Néanmoins, le fait d’avoir tenu à présenter un seul élément est positif au niveau des choix stratégiques : n’y participent que ceux qui le méritent vraiment. De toutes les manières, c’est un choix honnête qui prouve au passage que le chemin est long et que ces championnats africains et arabes ne pèsent pas très lourd. La Tunisie était donc représentée par une seule athlète, la championne d’Afrique et de la Méditerranée, Oumaima Bédioui, engagée dans la catégorie des moins de 48 kg. Elle a été éliminée dès le premier tour après une défaite aux pénalités (deux « shido ») face à la Néerlandaise Amber Gersjes. Fidèle à ses habitudes, le Japon a dominé avec brio les championnats, s’imposant dans la plupart des catégories de poids pour terminer la compétition avec un total de 12 médailles (7 en or, 2 en argent et 3 en bronze). Il devance largement la Géorgie, deuxième avec 4 médailles (2 en or, 1 en argent et 1 en bronze), et le pays hôte, l’Azerbaïdjan, troisième au classement général avec 7 médailles (1 en or, 2 en argent et 4 en bronze). Par ailleurs, l’équipe des Émirats arabes unis a réalisé une prouesse arabe inédite en remportant, pour la première fois de son histoire dans cette compétition, une médaille d’or grâce à Yelyzaveta Lytvynenko (une naturalisée) dans la catégorie des moins de 78 kg, victorieuse en finale face à la Française Kayla Issoufi.
Le judoka Mohamed Bek a également décroché la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 73 kg. Cette édition, la 39e pour les hommes et la 30e pour les femmes, a connu une participation massive, réunissant 622 judokas représentant 93 pays de tous les continents. Les athlètes ont concouru dans 7 catégories de poids masculins et 7 féminins, en plus de l’épreuve par équipes mixtes, remportée par le Japon.
Espérons qu’à la suite de cette participation orpheline, nous aurons du nouveau. Le judo tunisien vaut mieux que cela et il y a lieu d’agir pour le relancer. Il en a les moyens, à condition de resserrer les rangs et d’éviter tout ce qui pourrait gêner sa remise à niveau.



