PLF 2027 et taxes fiscales
L’actualité nationale est dominée, ces derniers jours, par l’examen du projet de budget de l’Etat pour l’année 2027 qui s’élève à 68,895 milliards de dinars, selon le projet de loi de finances (PLF) 2027, dévoilant ainsi un déficit budgétaire de 14,615 milliards de dinars.
Sans revenir aux chiffres détaillés, déjà rendus publics par les divers médias, il est utile de mentionner que les données révèlent une grande dépendance aux recettes fiscales pour la mobilisation des ressources de l’Etat, déjà en vigueur depuis quelque temps, dans la mesure où les recettes non fiscales représentent, à peine, le dixième de celles fiscales, à savoir un peu plus de quatre milliards de dinars contre près de 50 milliards de dinars.
On n’oublie pas la dérogation spéciale accordée à la Banque centrale de Tunisie (BCT) qui a la latitude d’octroyer ce qu’on appelle des facilités au Trésor public tunisien dans une limite de près de dix milliards de dinars sans intérêts et remboursables dans un délai de quinze ans assorti d’un autre de grâce de trois autres années.
En outre, des ajustements fiscaux d’ampleur seront introduits selon ledit projet dont celui de la révision à la hausse du montant du timbre de voyage à l’étranger qui devrait passer, ainsi, de 60 à 80 dinars sachant que cette disposition a toujours marqué l’esprit des citoyens malgré le taux relativement faible du montant de ce droit de timbre.
Pourtant, d’autres modifications sont prévues à la hausse concernant les prélèvements portant simultanément sur les produits de consommation spécifiques, en l’occurrence les boissons alcoolisées, les vins, et autres paris et dont les profits seront destinés à la consolidation des capacités financières et des équilibres des caisses sociales prouvant, de la sorte, le souci de consolider le rôle social de l’Etat prôné par le Chef de l’Etat.
Dans le même ordre d’idées, on prévoit un relèvement de 40 à 60% du taux de la taxe prélevée sur les jeux de hasard et les concours, et ce, dans le cadre du renforcement des ressources du compte de diversification des sources de sécurité sociale.
Ainsi, on s’aperçoit que le PLF 2027 compte sur des recettes supplémentaires dans le but évident de soutenir les équilibres budgétaires et financiers en attendant l’adoption du texte par le Parlement, sachant que la principale donnée sur laquelle il faut mettre l’accent reste la place accordée aux recettes collectées grâce aux taxes fiscales.



