Ouverture de l’ambassade de Colombie à AL-QODS-est – selon le Hamas : Une agression contre les droits des Palestiniens et un parti pris en faveur de l’occupation
La Presse — Le mouvement Hamas a condamné l’ouverture par le gouvernement colombien d’une ambassade à Al-Qods occupée, exigeant un retour en arrière immédiat sur cette décision qu’il qualifie d’agression contre les droits du peuple palestinien et de revirement par rapport aux positions de l’ancien président colombien Gustavo Petro, qui avait rompu les relations avec l’occupation pour protester contre la guerre d’extermination dans la bande de Gaza.
Dans un communiqué de presse publié hier jeudi, le mouvement a déclaré que l’ouverture de cette ambassade constitue une violation flagrante des droits de notre peuple palestinien, ainsi qu’une infraction au droit international et aux résolutions de l’ONU rejetant toute modification du statut juridique de la ville d’Al-Qods, réaffirmant que Jérusalem est une terre palestinienne occupée.
Cette position du mouvement intervient au lendemain de l’inauguration par la Colombie de son ambassade à Al-Qods, mercredi, coïncidant avec la reprise de l’accord de libre-échange avec l’État occupant. Cela marque un tournant dans la politique de Bogota après l’arrivée au pouvoir du nouveau président Abelardo de la Espriella et le rétablissement des relations rompues par son prédécesseur. La Colombie devient ainsi le dixième pays à établir une ambassade dans la ville.
Le Hamas a estimé que le recul du nouveau gouvernement colombien par rapport aux positions honorables de Petro représente un parti pris en faveur de l’occupation sioniste et un pari perdant sur une entité criminelle dont l’isolement international s’accroît, selon ses termes.
Il a exigé du gouvernement colombien qu’il annule cette décision et cesse de la mettre en œuvre, soulignant que cette mesure constitue un reniement de la justesse de la cause palestinienne et du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant et souverain avec pour capitale Jérusalem.
Cette démarche a suscité des condamnations arabes : la Ligue des États arabes a dénoncé l’ouverture de l’ambassade, tandis que le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié la décision de tentative visant à modifier le statut juridique et historique d’Al-Qods et à saper les efforts de paix. Il a réaffirmé la nullité des mesures unilatérales tendant à modifier le statut de la ville, ainsi que son attachement à l’établissement d’un État palestinien sur les frontières du 4 juin 1967 avec Al-Qods pour capitale.
Pour sa part, la Turquie a condamné hier la décision de la Colombie de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, estimant que cette initiative contrevenait aux résolutions pertinentes des Nations unies et aux principes du droit international relatifs au statut de la ville.
Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a indiqué que cette décision « viole les résolutions pertinentes des Nations unies, en particulier les résolutions 476 (1980) et 478 (1980) du Conseil de sécurité de l’ONU, et contredit les principes juridiques énoncés dans l’avis consultatif de la Cour internationale de justice.
«Nous réaffirmons que la création d’un État palestinien indépendant, souverain et contigu, sur la base des frontières de 1967, avec Al-Qods-Est pour capitale, est la seule voie vers une paix juste, durable et globale dans la région», a conclu le ministère. Ankara a réaffirmé, dans ce contexte, qu’Al-Qods-Est faisait partie intégrante du territoire palestinien occupé, soulignant la nécessité de préserver le statut historique et juridique de la ville.
(Synthèse de médias)



