Le patrouilleur « Kairouan » vient renforcer la flotte militaire tunisienne
Le ministère de la Défense nationale a indiqué, mardi, que le nouveau patrouilleur « Kairouan » inauguré par le président de la République, Kais Saied, le 15 octobre courant, à l’occasion du 63ème anniversaire de la Fête de l’évacuation est entrée en service d’une manière effective afin de renforcer la flotte de l’armée militaire.
52 mètres de long sur 8,7 mètres de large, le patrouilleur « Kairouan » est fabriqué par des cadres militaires de l’armée de mer et des compétences tunisiennes dans le cadre d’un partenariat avec la Société de Construction Industrielle et Navale (SCIN).
Dans un communiqué publié sur le site officiel, le ministère de la Défense a indiqué que ce patrouilleur se distingue par ses capacités d’endurance et de manœuvre en haute mer. Il est conçu pour assurer la sécurisation des frontières et des approches maritimes, ainsi que pour contrer les menaces venant de la mer.
Le patrouilleur viendra renforcer les autres unités de la Marine nationale dans des missions telles que l’application de la loi, la garantie de la sécurité et les opérations de recherche et de sauvetage dans les espaces maritimes relevant de la souveraineté et de la juridiction tunisiennes.
Selon la même source, la fabrication de ce patrouilleur militaire — doté des technologies de commandement et de contrôle les plus avancées ainsi que de systèmes de vision nocturne — constitue l’aboutissement naturel d’une expertise acquise au fil d’une série de succès. Ces derniers ont été concrétisés par la construction par des compétences tunisiennes de cinq navires de guerre d’une longueur de 27 mètres, tous en exercice à savoir « Istiklal » en 2013, les deux navires « Utique » et « Kerkouane » en 2018 et les deux navires « El Jem » et « Dougga » en 2021.
Le département a rappelé que l’institution militaire s’est engagée, au cours de la dernière décennie, dans un programme d’industrie militaire. Cette démarche présente de multiples avantages : elle permet de répondre aux besoins spécifiques des forces armées, de renforcer leurs capacités opérationnelles, de réduire les dépenses de défense et de contourner les restrictions imposées par les pays fabricants sur l’exportation de matériels militaires.
L’industrie militaire favorise aussi, selon la même source, le développement de partenariats et d’une complémentarité entre les secteurs public et privé, ouvre de nouvelles perspectives de croissance grâce à l’investissement dans des secteurs prometteurs et permet la mise en place d’une plateforme nationale dédiée aux industries militaires, contribuant ainsi à assurer la souveraineté technologique et l’autonomie en matière de défense.



