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Permis de travail en Italie : ce que prévoit le quota 2026 et quelles chances pour la Tunisie

  • 26 février 21:05
  • 3 min de lecture
Permis de travail en Italie : ce que prévoit le quota 2026 et quelles chances pour la Tunisie

Le gouvernement italien a officiellement attribué 43 300 permis de travail non saisonniers pour l’année 2026, dans le cadre de son plan migratoire triennal Decreto Flussi 2026‑2028, destiné à répondre aux besoins de main‑d’œuvre dans plusieurs secteurs économiques.

Ces quotas couvrent des emplois salariés dans l’industrie manufacturière, la logistique, la construction, l’hôtellerie et les services de soins à domicile.

La Note directoriale n° 531, publiée par le ministère italien du Travail le 19 février, précise que 25 000 des permis sont réservés aux travailleurs issus d’une quarantaine de pays partenaires déjà engagés avec Rome, tandis que 18 000 places supplémentaires sont destinées aux nations qui signeront de nouveaux accords de coopération migratoire au cours de l’année.

Les 300 permis restants sont alloués aux personnes apatrides et aux réfugiés reconnus par les Nations Unies. Pour bénéficier d’un permis de travail, les employeurs doivent déposer une demande d’autorisation (nulla osta) via le portail officiel ALI, souvent lors d’une journée unique dite “click‑day”.

Une fois l’autorisation obtenue, le candidat a six mois pour présenter une demande de visa auprès du consulat italien compétent et, après son arrivée, huit jours pour solliciter un titre de séjour.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique migratoire plus large : selon des sources spécialisées, l’Italie devrait délivrer près de 497 550 visas de travail à des ressortissants non européens sur la période 2026‑2028, avec environ 164 850 autorisations en 2026 toutes catégories confondues (saisonnier et non saisonnier).

Quelles perspectives pour les travailleurs tunisiens ?

Si l’annonce des 43 300 permis non saisonniers de 2026 ne mentionne pas explicitement un quota réservé à la Tunisie, les autorités italiennes encouragent les accords de coopération migratoire bilatéraux, ce qui pourrait créer des opportunités supplémentaires pour les travailleurs tunisiens de se voir allouer une part des quotas qui restent disponibles via ces accords.

Parallèlement, des accords bilatéraux entre l’Italie et la Tunisie ont déjà prévu dans certains cas des quotas spécifiques, notamment pour des travailleurs tunisiens non saisonniers, ce qui pourrait faciliter l’accès légal au marché du travail italien.

Face à des pénuries persistantes de main‑d’œuvre dans plusieurs secteurs clés, cette politique italienne vise à attirer des travailleurs qualifiés et non qualifiés tout en offrant des voies légales d’emploi, dans un contexte où l’Italie s’efforce d’équilibrer besoins économiques et contrôle migratoire.

 

Auteur

R. I

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