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Italie : adoption d’un projet de loi pour imposer un blocus maritime aux migrants

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  • 13 février 09:36
  • 2 min de lecture
Italie : adoption d’un projet de loi pour imposer un blocus maritime aux migrants

Le Conseil des ministres italien a approuvé mercredi un projet de loi autorisant des opérations de blocus maritime pour stopper les embarcations de migrants lors de périodes de « pression exceptionnelle » aux frontières. Cette mesure marque un nouveau durcissement de la politique de lutte contre l’immigration clandestine.

Réuni tard mercredi après-midi, le Conseil des ministres a donné son feu vert au texte, qui doit désormais être débattu par les deux chambres du Parlement avant d’entrer officiellement en vigueur.

Les détails du projet de loi

Le texte stipule que les autorités peuvent interdire l’accès des navires aux eaux italiennes pour une durée allant jusqu’à 30 jours dans les cas où une embarcation de migrants représenterait une « menace grave pour l’ordre public ou la sécurité nationale », notamment en cas de risque concret d’actes terroristes ou d’infiltration d’éléments dangereux.

Le blocus peut être prolongé jusqu’à un maximum de six mois. Le projet de loi permet également de suspendre l’entrée des navires en cas de flux migratoires massifs susceptibles de compromettre la gestion sécurisée des frontières.

Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros (environ 60 000 dollars). En cas de récidive, la confiscation du navire est prévue, une mesure qui semble cibler directement les navires de sauvetage des organisations humanitaires.

La stratégie de Giorgia Meloni

La coalition de la Première ministre de droite, Giorgia Meloni, a répété à plusieurs reprises que l’activité des navires de sauvetage humanitaires constituait un « facteur d’attraction » incitant les migrants à prendre la mer.

Depuis son arrivée au pouvoir fin 2022, Mme Meloni s’est efforcée d’accélérer le rapatriement des demandeurs d’asile déboutés et a imposé des peines de prison plus lourdes pour les passeurs, dans l’espoir de tarir les traversées maritimes.

Critiques de l’opposition

L’opposition de centre-gauche a vivement critiqué ce projet de loi. Cette décision intervient alors que les députés européens ont voté, mardi dernier, en faveur de nouvelles politiques migratoires permettant aux États de rejeter les demandes d’asile et d’expulser les migrants s’ils proviennent de pays classés comme « sûrs » ou s’ils avaient la possibilité d’y déposer une demande d’asile.

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Auteur

La Presse

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