Conservation des eaux : le ministère de l’Agriculture encourage le savoir-faire et les techniques ancestrales
Depuis l’Antiquité, les habitants de Tataouine ont adopté des méthodes traditionnelles pour préserver les eaux pluviales. Ils ont érigé, au sein des diverses exploitations agricoles, des ouvrages hydrauliques, des murets (appelés « jessours ») et des « tabias », selon l’appellation locale. Au fil du temps, ces structures ont prouvé leur efficacité pour la collecte et la conservation de quantités importantes d’eau, poussant les habitants à les entretenir et à les moderniser.
De son côté, le Commissariat Régional au Développement Agricole (CRDA) de Tataouine s’est efforcé de soutenir les agriculteurs dans la mise en place et la préservation de ces ouvrages. Le commissaire régional au développement agricole, Mongi Chniter, a confirmé qu’une enveloppe annuelle d’environ 1,5 million de dinars est allouée à cet effet, en plus du soutien financier provenant du Fonds d’encouragement à l’agriculture.
Le responsable a précisé que les installations présentes à Tataouine ont démontré leur utilité ces dernières années, que ce soit par la récolte d’importants volumes d’eau de pluie, par le contrôle du ruissellement ou par la recharge des nappes phréatiques.
Il est à noter que la technique de construction d’ouvrages hydrauliques autour des oliviers est très ancienne. Elle a été inventée par les ancêtres pour préserver l’eau de pluie et maîtriser son débit, particulièrement dans un contexte de sécheresse persistante.