Le ministre de l’Environnement, Habib Abid a déclaré que le taux de raccordement aux réseaux d’assainissement en Tunisie atteint actuellement 68 %, et a précisé que le ministère travaille à augmenter ce taux de 2 % chaque année.
Lors d’une séance d’audition tenue aujourd’hui, vendredi 13 mars 2026, au Conseil national des régions et des districts, Habib Abid a révélé que 7,5 millions d’habitants bénéficient actuellement des services d’assainissement.
Le ministre a présenté les principales orientations du ministère pour améliorer la situation environnementale en Tunisie, précisant que le programme d’action pour l’amélioration de l’environnement repose sur six axes majeurs. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des citoyens, de généraliser les services environnementaux, de lutter contre la pollution, de protéger les milieux naturels et de créer des opportunités d’investissement.
Les principaux axes comprennent le soutien et la réhabilitation des installations d’assainissement, l’amélioration et la valorisation de la qualité des eaux usées, le développement du système de gestion des déchets, ainsi que la restauration et la protection du littoral contre l’érosion.
Le programme met également l’accent sur la réduction de la pollution et la protection de l’environnement, la préservation de la biodiversité, la restauration des écosystèmes dégradés et l’adaptation aux défis climatiques.
Parmi les axes secondaires du programme figurent la réalisation de la transition écologique dans tous les secteurs et l’exploitation des opportunités d’investissement dans l’économie verte, circulaire et bleue.
Selon le ministre, d’autres axes secondaires incluent la préservation des ressources naturelles tout en s’adaptant aux changements climatiques, et faire en sorte que le littoral soit attractif, avec une forte valeur sociale et économique.
Parmi les autres mesures, on retrouve l’augmentation du taux de raccordement aux réseaux d’assainissement, l’amélioration et la valorisation des eaux traitées, la lutte contre la pollution causée par les plastiques et les produits chimiques, ainsi que la mise en place d’un système de valorisation des déchets organiques transformés en compost.
Le programme comprend également la mise en œuvre d’actions visant à renforcer la durabilité, à garantir la qualité des services publics dans le domaine environnemental, à promouvoir les énergies renouvelables pour assurer la sécurité énergétique, et à développer les entreprises environnementales émergentes.
Enfin, Habib Abid a évoqué la surveillance et l’identification des sources de pollution, le renforcement des sanctions en cas d’infractions environnementales, la simplification des procédures administratives, la numérisation et la généralisation des cahiers des charges.