Série de perturbations intenses au Maroc : pluie, vent et neige maintiennent l’alerte maximale
Le Royaume du Maroc est actuellement confronté à une période météorologique particulièrement instable, marquée par des averses abondantes, de fortes rafales de vent, des chutes de neige en altitude et des risques accrus d’inondations locales. Face à cette situation, les autorités météorologiques et de sécurité ont émis plusieurs alertes et recommandations pour la population et les services d’urgence.
En effet, la Direction Générale de la Météorologie (DGM) a placé plusieurs provinces sous alerte rouge, notamment dans le nord et le nord-ouest du pays, pour des précipitations parfois très soutenues qui pourraient atteindre 100 à 150 mm dans certaines zones en une seule journée. Ces pluies, parfois accompagnées d’orages, toucheront des provinces comme Chefchaouen, Tetouan, Tanger‑Assilah, Larache, Ouezzane et Fahs‑Anjra.
Parallèlement, une alerte orange couvre d’autres secteurs avec des cumuls estimés entre 25 et 80 mm et des rafales de vent significatives.
Outre les pluies, des chutes de neige importantes sont attendues en altitude (supérieure à 1 500 m), avec des accumulations parfois importantes dans les montagnes de l’Atlas et du Moyen Atlas. Ces conditions hivernales risquent de perturber la circulation et nécessitent des mesures de prudence pour les déplacements dans les zones montagneuses.
Contexte pluviométrique exceptionnel sur la saison
Sur le plan pluviométrique, le Maroc connaît une saison humide particulièrement active, avec des cumuls de précipitations bien supérieurs à la moyenne dans plusieurs régions. Certains médias ont rapporté que, sur l’ensemble de la saison, des totaux cumulés pouvaient dépasser les niveaux habituels observés durant des années précédentes, ce qui s’explique par une succession de perturbations atmosphériques depuis l’automne.
Il est important de noter que ces cumuls élevés sont des agrégats sur plusieurs semaines, et non des prévisions officielles de plus de 300 mm en un seul épisode, comme cela a pu être discuté dans certaines déclarations non confirmées par les services météorologiques.
Si ce renforcement des précipitations apporte un répit attendu dans la lutte contre la sécheresse, en particulier pour certains barrages et ressources agricoles, il s’accompagne aussi de risques accrus d’inondations soudaines et de crues d’oueds, ainsi que de perturbations du trafic routier, notamment dans les zones basses et côtières.
Les autorités locales ont appelé les citoyens à faire preuve de vigilance accrue, à éviter les déplacements inutiles dans les zones à risque et à suivre les bulletins météorologiques officiels en continu.
Concernant les inquiétudes comparant la situation à des phénomènes extrêmes comme ceux observés à Derna en Libye, les prévisions officielles actuelles n’indiquent pas de confirmation que de telles conditions catastrophiques se produiront au Maroc. Les analogies sont davantage des mises en garde générales contre les risques d’inondations que des prévisions scientifiques officielles.