Liban – Entité sioniste : Premiers pourparlers directs à Washington
L’entité sioniste a indiqué qu’elle ne discuterait pas d’un cessez-le-feu, tandis que le Hezbollah s’oppose ouvertement à toute négociation avec l’entité sioniste, illustrant l’amplification des tensions politiques au Liban.
Des pourparlers informels entre l’entité sioniste et le Liban, officiellement en état de guerre, sont ouverts hier mardi à Washington sous médiation américaine, alors que les combats se sont intensifiés ces derniers jours le long de la frontière sud du Liban.
Les ambassadeurs du Liban et de l’entité sioniste aux Etats-Unis, Nada Mouawad, et Yechiel Leiter, prennent part à une réunion préparatoire après un échange téléphonique le 10 avril, le premier contact officiel entre les deux pays depuis 1983. Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a déclaré que Beyrouth entendait utiliser ces discussions directes pour plaider en faveur d’un cessez-le-feu, alors que la guerre avec le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a compliqué les efforts diplomatiques dans la région.
Le secrétaire d’Etat Marco Rubio, l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban Michel Issa, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies Mike Waltz et un conseiller du département d’Etat Michael Needham, représentent la partie américaine. Marco Rubio a déclaré avant le début de la réunion que les discussions entre l’entité sioniste et le Liban représentaient une «opportunité historique».
Le chef de la diplomatie américaine a indiqué qu’il espérait que ces pourparlers allaient permettre aux deux parties de commencer à avancer, ajoutant que toutes les complexités du dossier n’allaient pas être résolues dans les heures à venir.
Les perspectives de la réunion restent toutefois incertaines. L’entité sioniste a indiqué qu’elle ne discuterait pas d’un cessez-le-feu, tandis que le Hezbollah s’oppose ouvertement à toute négociation avec l’entité sioniste, illustrant l’amplification des tensions politiques au Liban.
Dans une allocution télévisée lundi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a appelé le gouvernement libanais à annuler la réunion de mardi, la qualifiant de «vaine» et affirmant que son mouvement continuerait à affronter les attaques sioniste.
Divergences autour des conditions de négociation
Les discussions interviennent alors que l’armée sioniste a lancé une offensive terrestre sur la ville libanaise de Bint Jbeil, bastion stratégique du Hezbollah, située juste de l’autre côté de la frontière. Selon l’armée sioniste et plusieurs sources de sécurité libanaises, les forces sionistes ont achevé l’encerclement de la ville et engagé un assaut au sol.
Les autorités sionistes disent chercher à sécuriser l’ensemble de la bande frontalière sud-est du Liban, jusqu’au fleuve Litani.
Du côté libanais, plusieurs responsables politiques soulignent que les pourparlers se tiennent sans consensus national, le Hezbollah et son allié chiite, le président du Parlement Nabih Berri, s’opposant à toute négociation tant qu’un cessez-le-feu n’est pas en place.
Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a déclaré que la recherche d’un cessez-le-feu constituait le seul mandat confié à l’ambassadrice libanaise pour ces discussions.
l’entité sioniste a de son côté présenté ces échanges comme le point de départ de «négociations de paix formelles», tout en réaffirmant son refus de toute trêve avec le Hezbollah.
(synthèse de médias)



