Engagement présidentiel sans cesse renouvelé : Les entreprises publiques, garant de la stabilité socioéconomique du pays
Les entreprises et les institutions publiques font l’objet d’un intérêt majeur de la part des autorités officielles à la plus haute échelle en cette Tunisie nouvelle où la souveraineté économique nationale fait partie des priorités du pays
La Presse — Cet intérêt vient d’être renouvelé par le Chef de l’Etat à l’occasion de la commémoration du 26e anniversaire du décès du président et leader Habib Bourguiba en déclarant, en substance : “Nous ne céderons pas nos institutions, ni nos infrastructures publiques qui appartiennent au peuple tunisien” et qui font partie du patrimoine public national.
Plus encore, le Président de la République a même révélé que des documents officiels ont fait état des desiderata de certaines parties ayant envisagé la vente, entre autres, du complexe olympique d’El Menzah et de la Pharmacie centrale de Tunisie.
Et tout en assurant que notre pays dispose des compétences et des ressources humaines nécessaires pour effectuer les réformes adéquates en vue de redresser la barre au sein des entreprises publiques, notamment celles confrontées à des difficultés, il a fustigé les convoitises de certains lobbies pour se les approprier à travers divers relais.
Mais c’est compter sans la détermination de l’Etat et des compétences nationales afin de conserver nos établissements publics et leur permettre de jouer un rôle central dans la promotion de la dynamique socioéconomique de la Tunisie tout en recherchant les éléments ayant conduit à la situation détériorée au sein de bon nombre d’institutions.
En effet, un des dossiers complexes et préoccupants auxquels fait face le pays n’est autre que l’état des entreprises publiques qui pâtissent de difficultés financières et administratives et qui menacent de mettre les clefs sous le paillasson ou encore d’être bradées à des particuliers.
Il faut dire que ce n’est pas la première fois que le Président Kaïs Saïed se penche de très près sur cette question, puisque, à titre d’exemple, lors d’une récente intervention à la fin du mois de février 2026, il a réaffirmé sa volonté inébranlable d’assainir les entreprises publiques et d’empêcher toute tentative de leur privatisation ou de leur cession.
Il n’est nullement question de vendre ou d’abandonner ces structures stratégiques, a-t-il martelé en substance, tout en mettant l’accent sur la nécessité de les débarrasser, plutôt, de ceux qui ont porté atteinte à leur bon fonctionnement, d’où la mise en œuvre de tout un processus de redressement.
Il a, d’ailleurs, cité dans cet ordre d’idées des sociétés qui sont en voie de retrouver leur activité habituelle, en l’occurrence la Société tunisienne du sucre et le complexe sidérurgique El Fouladh, où les efforts se poursuivent en vue de faire rétablir pleinement leur capacité de production et leur rôle économique.
La réhabilitation des entreprises et autres offices publics s’inscrit, par ailleurs, dans le cadre de la volonté de réaffirmer leur rôle dans la régulation des prix des produits devant bénéficier d’un suivi continu et quotidien, plus particulièrement pour les prix des matières considérées comme étant de grande consommation au quotidien.
Il va sans dire que l’attachement à la préservation, voire au renforcement des entreprises publiques constitue un leitmotiv cher au Président de la République qui en fait une condition sine qua non du principe du respect de la souveraineté nationale et de la consolidation de l’Etat social faisant partie intégrante de son projet en faveur du peuple, d’où l’engagement, sans cesse renouvelé, à préserver le caractère public de ces entreprises, renforcer leur gouvernance et garantir leur contribution à la stabilité économique et sociale du pays.



