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Le ST à l’épreuve du temps : Le cycle de tous les dangers

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  • 5 mars 19:30
  • 4 min de lecture
Le ST à l’épreuve du temps : Le cycle de tous les dangers

L’un après l’autre, les Bardolais vont croiser des clubs du fleuron de la L1, l’ESS, l’ESZ, le CSS et le CA. En l’état, le risque est avéré.

La Presse — A huit journées du terme, le Stade Tunisien, 3e de rang, est en bonne position pour la course au titre avec des indicateurs au vert et une récente sortie largement mise à profit pour soigner ses statistiques offensives.

Cependant, nul doute que le prochain cycle sera déterminant pour des Bardolais  avec des confrontations directes contre des concurrents, tels que le Club Sportif Sfaxien et le Club Africain, sans oublier le déplacement de Zarzis pour y croiser l’ES Zarzis, et avant tout, la réception de l’Etoile Sportive du Sahel, ce dimanche au Hedi Ennaïfer.

Pour y arriver, Saïd Saïbi sait qu’il ne faut pas seulement allumer la lumière en Mars, il faut y penser dès ce week-end. Pas seulement physiquement et tactiquement, mais aussi mentalement.

En clair, le Stade doit, à présent, s’accommoder de la pression, savoir la gérer en cultivant la confiance en soi. Pour les Stadistes, si le passé doit éclairer le présent, il faut forcément rembobiner pour ne plus reproduire les erreurs des saisons passées avec un Stade qui décroche de la course au titre au moment d’engager la dernière ligne droite du championnat.

Ce dimanche donc, en dépit d’une avance non négligeable sur son adversaire du jour, l’Etoile Sportive du Sahel, le Stade Tunisien est tenu par une obligation de victoire.

Nécessité absolue pour un club qui affiche ses ambitions, le gain du match offrirait un avantage combiné, trois bénéfices simultanés, écarter provisoirement un concurrent pour les places d’accessit (objectif légitime), rester en lice pour le titre, et surtout, définitivement effacer la défaite du derby face à l’EST, en alignant une seconde victoire de rang, après celle signée à La Marsa face au promu marsois.

Ce faisant, en marge du succès retentissant en banlieue nord (4-0), à la différence du onze aligné face au tenant, du côté de La Marsa,  Saïd Saïbi a vite fait de rectifier le tir et l’impact ne sait pas fait attendre.

En dépit d’un retard à l’allumage avec une arrière-garde submergée par les rushs marsois en début de rencontre, le plan de jeu a fonctionné à merveille.

Ajustements salutaires

Ce qui a fait la différence face à l’ASM pourrait se situer dans la gestion des temps de jeu de certains joueurs et une réorientation visant à concentrer les efforts sur le cœur d’activité du Stade, le milieu de terrain.

Exit Amath Ndaw et  titularisation du médian offensif sénégalais Boubaker Camara aux côtés du piston burkinabé Salifou Tapsoba et du porteur d’eau ivoirien Yusuf Touré. Un réajustement qui a amélioré la cohésion de l’entrejeu.

Ce qui a cimenté davantage la performance du Stade découle aussi du renforcement de la charpente défensive, avec, la titularisation de Mounir Jelassi dans l’axe, en lieu et place de Skander Sghaier, formant ainsi avec Marouane Sahraoui une charnière des plus hermétiques.

En attaque, outre Youssef Saafi, reconduit sur l’aile droite, l’entreprenant Amine Haboubi a débuté en pointe aux dépens d’Amadou Ndiaye, alors que le polyvalent Wael Ouerghemi a été lancé d’entrée sur le couloir gauche.

la lumière de la large victoire stadiste à La Marsa, les correctifs effectués ont donc produit leurs effets. Maintenant, en prévision d’un cycle de tous les dangers, le Stade doit non seulement répondre au rythme imposé, mais surtout dicter le tempo.

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Auteur

Khaled KHOUINI

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