Le baril de brut pourrait dépasser les 200 dollars si le conflit au Moyen-Orient devait perdurer pendant trois mois, a averti dans un rapport Sian Fenner, responsable de l’économie des entreprises et de l’industrie à la banque australienne Westpac.
Selon elle, le prix du baril pourrait s’établir en moyenne à 130 dollars au deuxième trimestre et atteindre un pic de plus de 200 dollars si la guerre actuelle se prolongeait de trois mois supplémentaires.
Dans son rapport, Mme Fenner estime qu’un tel scénario entraînerait une hausse de 1,3 point de pourcentage du taux d’inflation annuel de l’Australie et réduirait la croissance du PIB pour l’année civile d’environ 0,5 point de pourcentage.
Dans un scénario où le conflit se poursuivrait pendant un mois, elle pense qu’il faudrait au moins un mois supplémentaire pour que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz revienne à la normale et que les prix du pétrole s’établissent alors en moyenne à environ 90 dollars le baril au deuxième trimestre.
Son rapport prédit que les prix du gaz naturel liquéfié (GNL) augmenteraient plus fortement que ceux du pétrole dans le scénario d’un conflit de courte durée.
Par ailleurs, l’inflation en Australie augmenterait d’environ 0,8 point de pourcentage et la croissance du PIB en 2026 diminuerait d’environ 0,1 point de pourcentage, ce qui serait en partie compensé par une hausse des exportations de GNL et de charbon.



