Ramadan 2026 : des milliers de Tunisiens affluent dans l’est algérien pour faire leurs courses
En ce début de Ramadan 2026, plusieurs villes de l’est de l’Algérie, notamment Annaba et El Tarf, connaissent une affluence inhabituelle de visiteurs tunisiens venus profiter de prix plus avantageux sur les produits alimentaires.
Selon Visa-Algérie et Le Quotidien d’Algérie, des milliers de Tunisiens franchissent quotidiennement la frontière pour se procurer des denrées subventionnées ou difficiles à trouver à des prix abordables en Tunisie.
Les produits les plus recherchés par les visiteurs incluent les pâtes alimentaires, le chocolat, le lait en poudre, la viande rouge et les boissons, ainsi que certains produits subventionnés par l’État algérien.
Le phénomène s’explique notamment par l’écart de prix entre les deux pays et un taux de change favorable, qui permet aux Tunisiens d’augmenter leur pouvoir d’achat en Algérie.
Les points de passage frontaliers tels que Oum Tboul et El Ayoun enregistrent des files d’attente importantes, illustrant l’ampleur de cette ruée transfrontalière, devenue quasi traditionnelle à l’approche du Ramadan.
D’après Visa-France, cette pratique n’est pas seulement motivée par les prix : elle traduit en outre une habitude de consommation ancrée dans les régions frontalières, où le commerce informel joue un rôle significatif dans l’approvisionnement des ménages.
Les commerçants locaux algériens bénéficient de cette affluence, mais la situation entraîne parfois des tensions et des problèmes logistiques, notamment en termes de gestion des stocks et de circulation. Le phénomène rappelle l’importance de l’échange économique informel entre les deux pays et son impact sur le commerce local.
Selon Le Quotidien d’Algérie, les visiteurs tunisiens viennent parfois en nombre pour acheter des produits spécifiques difficiles à trouver en Tunisie, mais certains Algériens se rendent aussi en Tunisie pour des produits épicés ou des fruits secs réputés.
Ce flux commercial transfrontalier montre que la période du Ramadan accentue les échanges et l’interdépendance économique des régions frontalières.
Si ce commerce informel reste principalement concentré sur les zones frontalières, il constitue un indicateur de la manière dont les différences de prix et de subvention influencent les habitudes de consommation régionales, surtout pendant les périodes de forte demande comme le Ramadan.