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Ramadan : une application pour calculer le coût des plats et réduire le gaspillage alimentaire

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  • 17 février 20:22
  • 3 min de lecture
Ramadan : une application pour calculer le coût des plats et réduire le gaspillage alimentaire

L’Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur (OTIC) lancera, dès la première semaine du Ramadan, sa nouvelle application baptisée « OTIC Tunisie- Mon Couffin » (Koffti), destinée à fluidifier les échanges entre consommateurs et services de contrôle sanitaire et économique, a annoncé son président, Lotfi Riahi.

Dans une interview accordée à l’Agence TAP, Riahi a expliqué que cette application vise à remédier à la « dispersion des plaintes » en orientant automatiquement les réclamations des citoyens vers les autorités compétentes, qu’il s’agisse du ministère du Commerce ou de l’Instance Nationale de la Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (INSSPA).

L’application assurera un tri automatique des signalements. À titre d’exemple, une plainte concernant la vente d’une « viande avariée et trop chère » sera transmise simultanément à l’INSSPA, chargée du contrôle de la qualité, au ministère du Commerce, responsable du contrôle des prix, ainsi qu’à la direction régionale concernée, afin de garantir une intervention rapide.

Outre le traitement des réclamations, « Mon Couffin » propose un service social innovant permettant de calculer le coût approximatif d’une série de plats en fonction des prix actualisés quotidiennement (viande, légumes, volaille) et du nombre de membres de la famille.

L’objectif est d’aider les ménages à mieux maîtriser leur budget, particulièrement durant le mois de Ramadan, et à limiter le gaspillage alimentaire. Selon le président de l’OTIC, le gaspillage en Tunisie commence « à la ferme » et s’achève « dans l’assiette ».

Les pertes de production atteindraient entre 10 et 12 % des récoltes, en raison notamment de problèmes de stockage inadéquat, tandis que le gaspillage des produits achetés pour la consommation domestique pourrait varier entre 15 et 20 %. Riahi attribue ce phénomène à la culture de « grandes quantités » dans la cuisine tunisienne indépendamment de la taille des familles, ainsi qu’à une méconnaissance du coût réel des matières premières gaspillées.

Il a appelé les citoyens à adopter des habitudes de consommation plus responsables, privilégiant la diversité et des quantités adaptées aux besoins réels.

Le responsable a, par ailleurs, mis en garde contre l’achat de fromages et de produits périssables auprès de vendeurs inconnus, recommandant de vérifier systématiquement la composition et les dates de péremption des produits.

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Auteur

La Presse

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