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Congrès de l’UGTT : deux listes en lice pour le bureau exécutif, une troisième en gestation

  • 27 mars 20:56
  • 3 min de lecture
Congrès de l’UGTT : deux listes en lice pour le bureau exécutif, une troisième en gestation

Le 26ᵉ congrès ordinaire de l’Union générale tunisienne du travail a approuvé, vendredi, à l’unanimité, les rapports moral et financier, marquant une étape clé avant le lancement des élections pour renouveler ses instances dirigeantes.

Dans la soirée, les congressistes doivent adopter les différentes motions, après lecture et amendements, avant d’entamer le processus électoral. Au total, 46 candidats briguent les sièges du nouveau bureau exécutif, qui sera composé de 15 membres, ainsi que deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier.

La matinée a été consacrée aux réponses du bureau exécutif national sortant aux interventions des délégués. Ces derniers ont dressé leurs évaluations du bilan de la direction sortante, tout en exprimant leurs attentes et revendications à l’égard de la future équipe dirigeante.

Parallèlement, les travaux se poursuivent autour de la motion professionnelle du congrès. Dans sa version préliminaire, celle-ci met en avant plusieurs revendications majeures des travailleurs, notamment l’ouverture d’un dialogue social national global, la fin des mesures jugées attentatoires à la liberté syndicale, telles que le prélèvement direct, ainsi que la reprise des négociations sociales. D’autres demandes concernent également les recrutements dans la fonction publique.

Sur le plan électoral, deux principales listes s’affrontent pour diriger la centrale syndicale : la liste « Indépendance et lutte », conduite par Farouk Ayari, et la liste « Stabilité et défi », menée par Salah Eddine Salmi. Une troisième liste, baptisée « Le troisième choix », pourrait également entrer en lice sous la houlette de Mohamed Saïdi, secrétaire général de la fédération de l’information.

La motion professionnelle inclut également plusieurs mesures sociales et économiques, dont l’exonération totale des retraités de l’impôt sur le revenu, l’ouverture de recrutements périodiques pour combler les postes vacants, l’application de la loi n°38 relative à l’emploi des diplômés chômeurs de longue durée, la révision du système de rémunération dans le secteur privé, ainsi que la création d’un fonds d’assurance contre la perte d’emploi. Elle insiste aussi sur la garantie des libertés de réunion, de manifestation et de grève.

Il convient de rappeler que le congrès a adopté, jeudi, des amendements au statut de l’organisation, notamment la suppression de l’article 20 et le rétablissement de l’article 10.

Ouvert mercredi 25 mars à Monastir, le 26ᵉ congrès de l’UGTT se tient en présence de 614 délégués, appelés à élire une nouvelle direction dans un contexte marqué par d’importants enjeux sociaux et syndicaux.

 

Auteur

R. I

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