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À Tunis, l’ambassadeur du Venezuela appelle à une IA au service des peuples

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  • 17 avril 2026
  • 3 min de lecture
À Tunis, l’ambassadeur du Venezuela appelle à une IA au service des peuples

À Tunis, l’ambassadeur du Venezuela appelle à une IA au service des peuples

 

 

L’intelligence artificielle (IA) ne doit pas être érigée en finalité en soi, mais doit rester un outil au service du bien-être des populations. Tel est le message lancé par l’écrivain et ambassadeur du Venezuela, Reinaldo Bolívar, lors d’une rencontre tuniso-espagnole tenue à Tunis et consacrée aux enjeux éthiques des technologies émergentes.

« L’intelligence artificielle doit être mise au service des peuples. Elle doit être nourrie par la recherche et l’innovation orientées vers le développement humain et la production de connaissances authentiques », a déclaré Bolívar devant un parterre d’universitaires, de diplomates et de responsables du ministère de l’Enseignement supérieur.

L’intervention du diplomate vénézuélien s’inscrivait dans le cadre de la Journée de l’espagnol, organisée à l’Institut supérieur des langues de Tunis – Université de Carthage, sous le thème « De la splendeur de l’Alhambra à l’hégémonie de l’intelligence artificielle ».

Dans son analyse, Bolívar a tracé un parallèle entre la révolution technologique actuelle et l’invention de l’alphabet phénicien, il y a trois millénaires, qui avait démocratisé l’accès à l’écriture et permis l’essor des alphabets grec et latin. Selon lui, l’IA doit aujourd’hui jouer un rôle similaire : élargir l’accès au savoir au bénéfice de l’humanité.

Plaidant pour une production scientifique et culturelle accrue en langue espagnole, parlée par près de 700 millions de personnes, Bolívar a appelé les étudiants, les intellectuels et les chercheurs à dépasser le rôle de simples consommateurs de technologies, pour devenir des producteurs actifs de contenus capables d’alimenter les algorithmes et les bases de données avec une perspective hispanique.

Il a également salué l’héritage du grand grammairien Andrés Bello ainsi que la vision de Simón Bolívar, qui voyait dans l’espagnol un vecteur d’unité pour « Notre Amérique ».

Selon l’ambassade de Venezuela, l’événement, qui a réuni des représentants de l’Institut Cervantes à Tunis et des membres du corps diplomatique hispanophone en Tunisie, vise à renforcer les échanges académiques et culturels entre la Tunisie et le monde hispanique, tout en interrogeant les interactions entre l’héritage historique andalou et les mutations technologiques du XXIᵉ siècle.

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Auteur

La Presse

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