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Le marché de gros de Bir El Kassaa au bord de l’asphyxie ? Les grossistes tirent la sonnette d’alarme

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  • 1 mars 22:25
  • 3 min de lecture
Le marché de gros de Bir El Kassaa au bord de l’asphyxie ? Les grossistes tirent la sonnette d’alarme

Le président de la Chambre régionale des commerçants de fruits et légumes en gros de Ben Arous, Hussein Aïssaoui, a alerté sur la dégradation de la situation au marché de gros de Bir El Kassaa, évoquant une activité commerciale « moyenne » depuis le début du mois de Ramadan, en net contraste avec les années précédentes.

Dans un entretien accordé à l’Agence Tunis Afrique Presse, il a attribué ce ralentissement au désengagement des agriculteurs, qui privilégient désormais d’autres circuits de distribution au détriment du marché de gros. Selon lui, cette situation perturbe la régularité de l’approvisionnement et accentue les tensions sur certains produits.

Hussein Aïssaoui a également pointé l’absence d’un texte officiel clair définissant la liste des produits soumis à un encadrement des prix, estimant que ce vide réglementaire entretient un climat de confusion et d’incertitude sur le marché.

Le responsable a expliqué que de nombreux agriculteurs préfèrent vendre leurs produits en dehors de l’enceinte du marché afin d’éviter les coûts supplémentaires et les contraintes tarifaires.

Cette pratique expliquerait, selon lui, la disponibilité abondante de certains produits, comme les agrumes, dans les circuits parallèles, alors qu’ils sont moins présents à l’intérieur du marché de gros.

Sur le plan des infrastructures, il a révélé que 40 chambres froides sont fermées depuis 2003 en raison d’une mauvaise gestion. À cela s’ajoute une station de traitement des déchets qui n’a jamais été mise en service, illustrant, selon lui, les défaillances structurelles qui pèsent sur le fonctionnement du site.

Le président de la Chambre a par ailleurs évoqué un chevauchement des compétences entre les municipalités et les sociétés gestionnaires (la Société tunisienne du marché de gros et une entreprise privée) dénonçant l’imposition de redevances supplémentaires de 3 % à l’acheteur et de 3 % au vendeur, ce qui alourdit davantage les coûts.

Face à cette situation, Hussein Aïssaoui a appelé à une « révolution exécutive » visant à appliquer les textes existants avant d’engager de nouvelles réformes. Il a insisté sur la nécessité de réaliser une étude diagnostique approfondie sur la gestion interne du marché afin d’identifier les dysfonctionnements et proposer des solutions durables.

Enfin, dans un contexte de baisse de l’offre, il a souligné que l’importation de poivrons en provenance d’Égypte et d’Algérie a permis d’éviter une flambée excessive des prix, notamment hors saison. Une situation qui concerne également d’autres produits comme la tomate, la fraise et la pastèque.

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Auteur

La Presse

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