La culture de la cerise, connue localement sous le nom de “Hab Al-Mlouk”, est principalement concentrée dans la ville de Makthar, dans le gouvernorat de Siliana. Selon Hammadi Boubakri, membre du conseil central de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) pour la région, le prix au kilo chez le producteur varie entre 15 et 20 dinars, tandis que le consommateur peut payer jusqu’à 60 dinars le kilo.
Lors de son passage ce jeudi 2 avril 2026 sur les ondes de Jawhara Fm, Hammadi Boubakri a souligné l’importance de la situation climatique actuelle, marquée par un retour favorable après plusieurs saisons difficiles. Il prévoit que ces conditions auront des effets très positifs sur toutes les cultures, anticipant notamment une récolte record pour les cerises et les autres fruits de la région.
Le responsable a en outre mentionné une hausse significative du volume du barrage de Sidi Salem, estimé à 300 millions de mètres cubes, et a appelé à la mobilisation de tous les acteurs agricoles pour garantir la production locale et renforcer l’autosuffisance alimentaire, dans un contexte marqué par les évolutions sécuritaires internationales. Il a insisté sur la nécessité de mettre les eaux des barrages à disposition des agriculteurs pour les cultures estivales, afin d’assurer la continuité de la production et la stabilité des prix sur le marché.
Ces déclarations mettent en lumière à la fois la dynamique des prix de la cerise sur le marché tunisien et l’importance des conditions climatiques et de la gestion des ressources en eau pour assurer la sécurité alimentaire du pays. Les bonnes conditions actuelles pourraient permettre à la Tunisie de maximiser ses récoltes et répondre à la demande intérieure, tout en préparant le secteur à mieux gérer les aléas climatiques et les fluctuations du marché.



