Les intermédiaires sont au cœur de la flambée des prix des produits agricoles, pouvant les multiplier jusqu’à trois fois entre le producteur et le consommateur, a alerté Tarek Makhzoumi, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche.
Intervenant sur les ondes de Diwan FM, Makhzoumi a souligné que la problématique des prix ne se limite pas à la production, mais réside principalement dans les circuits de distribution, appelant à un renforcement urgent des mécanismes de contrôle.
À titre d’illustration, il a indiqué que le prix du kilogramme de cerises est fixé à 9 dinars au marché de gros, alors qu’il atteint jusqu’à 27 dinars dans certains marchés de la capitale, soit un triplement du prix initial.
Par ailleurs, Makhzoumi a annoncé une orientation vers la reprise de l’approvisionnement en eau d’irrigation dans les périmètres publics irrigués, à la faveur de l’amélioration récente des réserves des barrages suite aux précipitations enregistrées.
Cette décision intervient après la suspension de l’irrigation en mars 2023 dans le cadre des mesures de rationalisation de la consommation d’eau. Selon lui, la reprise devrait contribuer à améliorer la production agricole et, à terme, à atténuer la pression sur les prix des légumes et des cultures saisonnières.
Toutefois, il a insisté sur le fait que l’amélioration des ressources hydriques, à elle seule, ne suffira pas à faire baisser les prix sans une réforme effective des circuits de distribution.
Makhzoumi a appelé les autorités à intensifier les contrôles sur ces circuits, estimant qu’il s’agit d’un levier essentiel pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens.



