La Belgique a décidé de relever le montant minimum que doivent prouver les étudiants étrangers pour obtenir un visa d’études. Une mesure qui concerne directement les étudiants tunisiens et, plus largement, tous les candidats originaires de pays hors Union européenne.
En effet, les étudiants étrangers souhaitant poursuivre leurs études en Belgique devront désormais justifier de ressources financières plus élevées pour obtenir un visa. Les autorités belges ont décidé d’augmenter le montant minimum exigé pour les étudiants non européens, une mesure qui concerne directement les candidats originaires de Tunisie, mais aussi ceux d’autres pays de l’Afrique du Nord et du reste du monde.
À partir de l’année académique 2026-2027, les étudiants étrangers devront prouver qu’ils disposent d’au moins 1 062 euros par mois pour subvenir à leurs besoins pendant leur séjour d’études. Sur une année complète, cela représente environ 12 700 euros, un montant nettement supérieur aux exigences précédentes.
Jusqu’à présent, les étudiants non européens devaient justifier d’environ 835 euros mensuels pour couvrir leurs dépenses en Belgique. L’augmentation annoncée correspond donc à une hausse significative destinée à mieux refléter le coût réel de la vie dans le pays.
Une règle pour tous les étudiants hors Union européenne
Cette mesure concerne l’ensemble des étudiants étrangers originaires de pays hors Union européenne, y compris ceux venant de Tunisie, d’Algérie ou encore du Maroc. En revanche, les étudiants citoyens de l’UE ou de l’Espace économique européen ne sont pas soumis à ces exigences pour l’obtention d’un visa.
Concrètement, les candidats devront démontrer qu’ils disposent de ressources suffisantes pour couvrir leurs frais de vie pendant la durée de leurs études. Cette preuve financière peut prendre différentes formes : une bourse d’études, un garant financier, ou encore un compte bloqué contenant la somme exigée.
Selon les autorités belges, cette révision du seuil financier vise d’abord à tenir compte de l’augmentation du coût de la vie dans le pays. Les dépenses liées au logement, à l’alimentation ou encore aux transports ont en effet augmenté ces dernières années, notamment dans des villes universitaires comme Brussels ou Leuven.
L’objectif est également de s’assurer que les étudiants étrangers disposent de moyens suffisants pour vivre en Belgique sans se retrouver en difficulté financière ou dépendre de l’aide sociale.
Si la Belgique demeure une porte d’entrée importante vers l’enseignement supérieur européen, la hausse du seuil financier pourrait contraindre certains candidats à revoir leurs plans ou à rechercher davantage de financements, notamment sous forme de bourses ou de garanties financières.
Pour beaucoup d’étudiants tunisiens, le projet d’étudier à l’étranger reste avant tout un investissement dans leur avenir académique et professionnel. Mais avec ces nouvelles exigences, l’accès aux études en Belgique pourrait devenir plus sélectif sur le plan financier, obligeant les candidats à mieux préparer leur dossier et leur plan de financement avant de déposer une demande de visa.