Gaceb Mustapha : « Nous travaillons à trouver des solutions aux problèmes des patients libyens en Tunisie »
En marge de l’assemblée générale de la Fédération Maghrébine des Médecins, qui s’est tenue à Tunis ce samedi 31 janvier 2026, le Dr Gaceb Mustapha, secrétaire général de la Fédération marocaine des conseils de l’ordre et des syndicats de médecins et vice-doyen des médecins d’Algérie, a dévoilé les principaux axes de la coopération sanitaire entre les pays du Maghreb.
Le Dr Mustapha a déclaré à Mosaïque FM que cette session marque la huitième édition de la Fédération. Il a précisé que les doyens des cinq pays du Maghreb arabe sont présents à Tunis pour discuter de la récente dynamique sanitaire et politique dans le pays, ainsi que des solutions proposées pour résoudre certains problèmes liés au corps médical.
Il a ajouté : « Le gouvernement tunisien a pris en charge certaines questions professionnelles des équipes médicales. Le terrain est désormais favorable pour que nous, en tant que représentants des médecins, accompagnions le gouvernement dans la recherche de solutions aux problèmes professionnels et médicaux communs. »
Prise en charge des patients libyens en Tunisie
Le Dr Mustapha a également abordé la situation des patients libyens séjournant dans les cliniques privées en Tunisie, signalant l’existence de certains dépassements dans les pratiques médicales et la tarification des services.
Il a affirmé que la Fédération s’efforcera de trouver des solutions juridiques communes, en coordination avec le syndicat libyen, afin de garantir les droits des patients et des médecins de manière équitable.
Par ailleurs, le secrétaire général a indiqué que l’une des priorités de la Fédération est d’ouvrir des opportunités de stage et de formation pour les médecins au sein du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), qu’il s’agisse de résidents en cours de spécialisation ou de formation continue, dans le but de renforcer l’expertise et l’échange de connaissances.
L’un des objectifs majeurs de la Fédération, selon le Dr Mustapha, est de faciliter la liberté de circulation des médecins entre les pays du Maghreb. Actuellement, les médecins tunisiens et algériens rencontrent des difficultés à exercer dans les pays voisins en raison des restrictions d’inscription aux ordres professionnels locaux.
Il a précisé à ce sujet : « Un médecin tunisien ou algérien doit être inscrit au tableau de l’Ordre des médecins du pays d’accueil pour pouvoir exercer sa profession, que ce soit à temps plein ou de manière partielle. »