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Qui dirigera l’Iran après l’assassinat d’Ali Khamenei ?

  • 1 mars 14:45
  • 3 min de lecture
Qui dirigera l’Iran après l’assassinat d’Ali Khamenei ?

L’Iran a enclenché le mécanisme constitutionnel de transition du pouvoir après la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué lors d’une attaque attribuée à l’entité sioniste et aux États-Unis ayant visé son quartier général à Téhéran.

Les autorités ont annoncé la formation prochaine d’un conseil de direction provisoire chargé d’assurer la continuité de l’État jusqu’à la désignation d’un nouveau guide suprême par les instances compétentes.

En effet, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Larijani, a indiqué que ce conseil provisoire serait constitué conformément à la Constitution iranienne.

Il sera composé du président de la République, du chef du pouvoir judiciaire et d’un religieux membre du Conseil des gardiens de la Constitution. Cette direction collégiale exercera les prérogatives du guide suprême jusqu’à l’élection d’un successeur.

Selon des médias iraniens, le religieux Ali Reza Arafi a été désigné membre de cette instance provisoire aux côtés du président Massoud Pezeshkian et du chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Ejei.

La mise en place de ce conseil s’inscrit dans l’application de l’article 111 de la Constitution, qui organise la transition du pouvoir en cas de vacance du poste de guide suprême.

Le rôle clé de l’Assemblée des experts

La désignation du futur guide suprême revient à l’Assemblée des experts, une institution religieuse élue composée de 88 membres.

Conformément à la Constitution, cette instance doit se réunir dans les plus brefs délais afin de choisir un nouveau dirigeant permanent.

L’Assemblée peut désigner soit une seule personnalité pour exercer la fonction de guide suprême, soit un conseil de direction.

En attendant cette décision, le conseil provisoire assure la gestion des affaires de l’État et la continuité des institutions.

Mais la question de la succession d’Ali Khamenei avait déjà fait l’objet de discussions au sein des cercles politiques iraniens.

Selon des informations relayées par la presse internationale, plusieurs personnalités figureraient parmi les successeurs potentiels, notamment Ali Larijani, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf ou encore l’ancien président Hassan Rohani.

Les autorités iraniennes affirment toutefois s’être préparées à tous les scénarios, y compris celui de la disparition du guide suprême.

Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que l’Iran avait anticipé cette éventualité et mis en place les mécanismes nécessaires pour assurer la continuité du pouvoir.

Dans une déclaration diffusée par la télévision d’État, il a également accusé les États-Unis et l’entité sioniste d’avoir franchi les “lignes rouges” de la République islamique, affirmant que ces actions entraîneraient des conséquences.

Auteur

S. R

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