Une conférence de presse consacrée à l’exposition des résultats de l’Observatoire de l’Automobile, enquête réalisée par le cabinet Emrhod Consulting, a été organisée dans la soirée d’hier vendredi 23 Janvier à Tunis. L’enquête en question a été réalisée sous l’enseigne de l’évènement “Victoires de l’Automobile de l’année”.
C’est M. Nebil Belaam, directeur général du cabinet Emrhod qui a exposé les résultats de d’enquête dont le principal objectif est de décrypter les grandes tendances du marché de l’automobile en Tunisie pour l’année 2026.
A ce titre, M. Belaam a d’abord indiqué que l’enquête s’est principalement penchée sur le profil de l’automobile qui attire le plus les Tunisiens, sur l’intention d’achat, les types d’automobile qu’on envisage d’acheter, les critères de choix de l’automobile en question, les mécanismes de financement, etc.
L’intervenant a expliqué que l’observatoire de l’automobile se présente alors comme un dispositif d’enquête qui repose sur nouvelle méthodologie utilisée pour la première fois en Tunisie.
13% des Tunisiens comptent acheter une voiture durant l’année 2026
“Il s’agit d’une enquête faite durant les deux premières semaines du mois de janvier 2026 et qui permet d’avoir une sorte de panorama du marché de l’automobile en Tunisie dans toute sa diversité pour cette année”, a-t-il indiqué. Et d’ajouter que c’est une enquête quantitative faite par le biais de communications téléphoniques. “L’échantillon était de 3000 personnes installées un peu partout sur tout le territoire tunisien, d’où l’importance de la représentativité”.
La durée du questionnaire a été d’environ 30 à 35 minutes. Les 3000 personnes interrogées vivent dans les 24 gouvernorats du pays aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. La cible comprend aussi bien des hommes que des femmes.
Il s’agit de Tunisiens ayant entre 18 et 65 ans, toutes catégories confondues, c’est-à-dire toute la population concernée par la conduite d’un véhicule. Et ce, indépendamment de la situation financière”, a-t-il expliqué. Et de rappeler que pour un échantillon aussi large et représentatif de tous les Tunisiens. La marge d’erreur de l’enquête est seulement de 2%.
M. Belaam a indiqué que pour ce qui est de l’intention réelle d’achat d’une voiture dans les 12 prochains mois, l’enquête a prouvé que 55% de l’échantillon questionné ont une faible intention de se procurer un automobile, que 32% de la population questionnée ont une intention d’achat modérée et que 13% seulement des personnes interrogées ont une forte et réelle intention de se procurer un automobile durant l’an 2026. Il a ajouté que parmi ceux qui comptent s’acheter un véhicule, 48% comptent se procurer une voiture d’occasion contre 52% qui, eux, comptent acheter une nouvelle voiture.
Critères de choix
Pour ce qui est des critères de choix d’un véhicule (qu’il soit neuf ou d’occasion), l’intervenant a noté que c’est la situation financière qui s’avère être le facteur de le plus déterminant du choix de la voiture à acheter (45% des interrogés).
L’état de la voiture et la consommation du carburant sont également des facteurs importants dans le choix de la voiture à acheter et se classent au deuxième et troisième rang des critères de choix. Cependant, un ensemble d’autres critères sont également prises en considération dans le choix de l’automobile à acheter, il s’agit de l’esthétique et du design de la voiture, du coût de l’entretien, de l’adéquation du véhicule à l’infrastructure des routes, de l’accessibilité aux pièces détachées, de l’impact environnemental et de la disponibilité des bornes de recharge qui, elles, détermine le choix en ce qui concerne l’achat de voitures électriques.
Cependant, l’enquête prouve que c’est bel et bien l’aspect financier qui prédomine et influe de façon significative le choix de la voiture à acheter.
Le coût de l’entretien est pris en considération par 85% de la population questionnée avant le choix de la voiture à acheter, soit 82% des femmes et 88% des hommes.
Type, marque, pays d’origine
Pour 74% de la population questionnée, poursuit M. Belaam, l’importance du pays d’origine de la voiture influe significativement sur le choix d’achat. Pour 59%, la fidélité à une marque de voiture est un facteur déterminant de l’achat. Par contre, 41% de la population questionnée sont prêts à changer de marque de voiture. Le service après-vente offert par la marque est aussi un caractère déterminant. Pour 75% des tunisiens, la réputation du concessionnaire de la marque a une grande importance qui influence l’achat.
Questionnés sur le type de carrosserie qu’ils préfèrent, toujours selon le même résultat de l’enquête précitée, les Tunisiens ont démontré une préférence pour la Berline à raison de 45%, les petites voitures citadines sont classées deuxièmes avec 12%, au troisième rang se classent les pick-ups (2 portes) et SUV qui récoltent respectivement chacune 11%. Au quatrième rang exæquo, soit 9% du choix est arrêté sur les pick-ups (4 portes) et 9% sur les voitures utilitaires.
“0.3% des Tunisiens achèteraient une voiture à plus de 300 mille dinars”
Pour ce qui est du budget consacré à l’achat d’une voiture, la majorité, (66% de l’échantillon) opte pour un budget de moins de 40 000 dinars. 23% de l’échantillon se disent prêts à consacrer un budget allant de 40 000 à 70 000 dinars pour l’achat d’une voiture. 8.3% consacrerait un budget de plus de 70 000 dinars contre 1.5% qui consacreraient entre 100 000 et 200 000 dinars pour l’achat d’une voiture.
0.8% des Tunisiens consacreraient un budget entre 200 000 et 300 000 dinars. Et ceux qui comptent acheter une voiture qui coûte au-delà de 300 000 dinars ne représentent que 0.3% de la population questionnée.
En croisant les données, décrypte M. Belaam, l’on conclut que 81% de ceux qui comptent acheter une voiture qui coûte moins de 40 000 dinars, opteraient pour une voiture d’occasion alors que ceux qui comptent acheter une voiture qui coûte 300 000 dinars et plus, n’envisagent d’acheter qu’une voiture neuve.
Le croisement prouve également que ce sont ceux qui ont un budget d’environ 40 000 dinars qui accordent le plus d’importance au coût de l’entretien du véhicule.