Le ST à l’amorce de la dernière ligne droite : En quête de relance
crédit photo : © Mokhtar HMIMA
L’heure est au sursaut de vitalité et à la réhabilitation dans l’optique d’un rythme de matchs effréné.
La Presse — En accusant onze points de retard sur le leader, le Stade Tunisien a sans doute anéanti ses chances de titre et pas seulement. Effectivement, après son nul au Hedi Ennaïfer face à l’ESS, et suite à la victoire du CSS à Monastir, les Bardolais se retrouvent devancés par des Sfaxiens qui prennent la 3e marche du podium avec trois unités de plus que le onze à Saïd Saïbi. Et maintenant, après avoir dilapidé des points, le Stade va devoir se retrousser les manches pour combler son retard et retrouver une visibilité continentale, soit valider d’ici la fin de l’exercice une place d’accessit. Alors voilà le topo pour des Bardolais qui ont grillé tous les jokers à disposition, et il n’est pas seulement question du groupe de joueurs, puisque la bévue intervenue face à l’OB, et consistant à aligner cinq étrangers, a aussi fait son effet sur le déclassement stadiste… Récemment, face à l’Etoile, au Bardo, le Stade avait l’intention de recoller aux premières loges, mais a dû déchanter. Manquant cruellement d’inspiration et de mordant, le Stade n’a pu conserver le résultat, montrant des signes de fatigue en seconde période, adoptant une posture défensive, avant de lâcher prise et se rendre à l’évidence. Forcément, à sept journées du terme, c’est préoccupant. Aujourd’hui aussi, si l’on examine la situation avec recul, l’on admet ce qui est à la limite incontestable. Une ossature inconstante, un banc plutôt limité et l’absence de renforts brillants pendant le mercato hivernal ont pesé dans la balance. Au Bardo, la situation est donc troublante au moment d’attaquer le money-time d’une saison déjà très intense, outre un calendrier qui ne permet pas vraiment de souffler, du fait des chaudes empoignades à venir face à l’ESZ, le CSS et le CA.
Secouer le cocotier
Au Stade, ces jours-ci, avant d’engager le match des seizièmes de Coupe, dimanche prochain, face à l’AS Soliman, lanterne rouge du championnat mais en net regain de forme, après sa récente victoire face à l’ES Zarzis au Kram, l’heure est à la réhabilitation et au sursaut de vitalité. En clair, le coach Saïd Saïbi doit secouer le cocotier et stimuler le mental de ses protégés. Plus que jamais, certains cadres en ont bien besoin, et là sans faire d’allusion mais en les nommant explicitement, l’on pense au capitaine et axial Marouen Sahraoui, en phase descendante depuis quelque temps déjà. L’on ne peut passer sous silence la somnolence observée chez le demi droit Amath Ndaw aussi, souvent engourdi sur le terrain et loin de ses standards de la saison passée, tout comme l’on doit évoquer à juste titre la longue hibernation du piston Rayan Smaâli, passé du rôle de point d’ancrage du milieu à un rang de doublure à faible « fréquence d’usage ». Tout comme à l’image de l’ailier droit Youssef Saâfi qui commence à tirer la langue depuis le derby face à l’EST, la pointe Amadou Ndiaye, de moins en moins tranchant, et la solution pour le soulager est parfois insuffisante quand il s’agit de lancer Godswill Emmanuel Odinakachi, ou inopportune, concernant Amine Haboubi, un joueur pétri de talent mais positionné dans un rôle qui ne correspond pas à ses qualités. Une étape mal engagée avec un Stade qui décroche du podium. Des tauliers pas toujours incapables de répondre aux défis de l’adversaire, et un entraîneur qui a certes pris le train en marche, mais qui peine encore à adopter une posture inspirant le surpassement des siens. Le Stade Tunisien a maintenant trois ambitions pour terminer cette saison : finir sur le podium, renouer avec la réussite en Coupe de Tunisie, une compétition où les Bardolais ont pris part aux deux dernières apothéoses de l’épreuve et, enfin, savoir quels joueurs conserver cet été pour relancer un cycle.



