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Pour la première fois depuis des décennies, al-Aqsa fermée pour l’Aïd

  • 20 mars 12:21
  • 3 min de lecture
Pour la première fois depuis des décennies, al-Aqsa fermée pour l’Aïd

Pour la première fois depuis plusieurs décennies, la prière collective de l’Aïd al‑Fitr n’a pas pu être accomplie à la mosquée al‑Aqsa, après l’interdiction d’accès imposée par l’entité sioniste, contraignant des centaines de fidèles à prier dans les rues autour du site sacré.

Selon plusieurs sources d’information, l’entité sioniste a maintenu la mosquée al‑Aqsa fermée aux fidèles musulmans à l’occasion de la prière de l’Aïd al‑Fitr, invoquant des raisons de sécurité liées à la situation dans la région. L’accès au complexe n’a été autorisé qu’à un nombre très limité de personnel du Waqf, l’organisme chargé de l’administration du site, tandis que le grand public était empêché d’entrer.

En conséquence, des centaines de fidèles se sont rassemblés aux abords de la vieille ville et autour de l’esplanade des Mosquées pour accomplir leur prière, selon des témoins et des médias locaux. Des images et des récits font état de rassemblements le long des rues et des places avoisinantes, certains dans un contexte de présence accrue des forces de sécurité.

Cette mesure est présentée comme sans précédent depuis 1967, année de l’occupation d’Al-Quds par l’entité sioniste, et intervient dans un contexte de tensions régionales et de restrictions continues autour des lieux saints. La fermeture d’al‑Aqsa pendant les jours de l’Aïd a suscité des réactions de colère et de déception parmi les Palestiniens, qui considèrent le lieu comme l’un des sites religieux les plus importants de l’islam.

Des responsables ont également signalé des affrontements mineurs entre fidèles et forces de sécurité près des accès empêchés et l’usage de projectiles lacrymogènes pour disperser certains rassemblements. Malgré cela, de nombreux croyants ont maintenu leur intention de prier à proximité du complexe, chantant des takbirs et observant les rites de l’Aïd dans les rues.

Le maintien de cette fermeture pendant un moment aussi symbolique pour les musulmans a été largement commenté dans les médias régionaux et par des organisations religieuses, certains y voyant une atteinte à la liberté de culte et au statut historique du site.

Auteur

R. I

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