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Tunisie : mandat de dépôt contre Chawki Tabib et gel de ses avoirs

  • 14 avril 2026
  • 2 min de lecture
Tunisie : mandat de dépôt contre Chawki Tabib et gel de ses avoirs

Le juge d’instruction près du pôle judiciaire économique et financier a émis, mardi 14 avril 2026, un mandat de dépôt à l’encontre de Chawki Tabib, ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), assorti de décisions de gel de ses biens et de ses avoirs financiers.

Cette décision intervient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour plusieurs chefs d’accusation, notamment l’abus de fonction, la gestion illégale et le détournement de fonds publics, ainsi que le blanchiment d’argent, en lien avec l’exploitation présumée des prérogatives liées à ses fonctions.

Selon une source judiciaire citée par l’agence Tap, les investigations ont été déclenchées à la suite des travaux de contrôle menés par la Cour des comptes, lesquels ont révélé des soupçons d’infractions financières relevant des juridictions de droit commun.

Parmi les irrégularités relevées figurent l’octroi d’avantages en nature indus à l’ancien responsable, ainsi que l’attribution de primes à des agents en l’absence de base réglementaire, notamment des indemnités forfaitaires pour des heures supplémentaires fixes, en contradiction avec la règle du service effectivement rendu.

Les contrôles ont également mis en évidence l’octroi d’avantages injustifiés à des prestataires, la prise en charge de dépenses sans justification, le versement de salaires supérieurs aux montants contractuels à certains agents, ainsi que le financement de missions à l’étranger au profit de personnes extérieures à l’instance, sans fondement légal.

En outre, il est reproché à l’ancien président d’avoir continué à exercer les fonctions d’ordonnateur sans base légale après sa révocation, entraînant des pénalités de retard injustifiées et le paiement de taxes supérieures aux montants dus, causant un préjudice financier important au budget de l’institution.

L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités et d’évaluer l’ampleur des préjudices financiers.

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Auteur

R. I

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