Les fortes rafales de vent qui ont touché la région de Beni Khalled, dans le gouvernorat de Nabeul, au cours des deux derniers jours, ont provoqué la chute de grands arbres et causé des dommages significatifs aux cultures d’agrumes, aggravés par des épisodes de grêle.
Selon Bachir Aounallah, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche, les pertes dépassent 25 %, impactant particulièrement les petits producteurs. “De nombreux agriculteurs ont perdu une partie importante de leur production. Ces conditions pourraient compromettre l’autosuffisance en agrumes lors de la prochaine saison estivale, coïncidant avec le pic touristique”, a-t-il précisé.
En parallèle, les exportations vers le marché français restent limitées, avec moins de 2 000 tonnes expédiées depuis le début des premières exportations en décembre 2025 jusqu’à début février 2026. Selon Bachir Aounallah, il aurait été souhaitable que le groupement professionnel commun des fruits augmente les volumes exportés, notamment pour la maltaise tunisienne, l’une des variétés d’agrumes les plus prisées en Méditerranée.
L’impact des intempéries sur la production locale souligne la vulnérabilité des petits exploitants aux aléas climatiques et pourrait avoir des répercussions sur le marché national et international des agrumes tunisiens.