Ahmed Rajab, doyen des vétérinaires, a révélé ce lundi 20 avril 2026 que « la Tunisie enregistre chaque année entre 1 400 et 1 500 cas de tuberculose (extra-pulmonaire) chez l’homme », soulignant que « 80 % de ces cas sont d’origine animale, ce qui nécessite un renforcement du contrôle sanitaire dans les abattoirs et les circuits de distribution ».
Commentant la détection de 6 cas de tuberculose chez des veaux et des vaches à l’abattoir municipal de Sousse, Ahmed Rajab a précisé, lors d’une intervention sur les ondes de Jawhara FM, que « la loi impose l’abattage des animaux suspectés d’infection exclusivement dans des abattoirs contrôlés ». Et ce, ajoute-t-il, afin de garantir la destruction des viandes infectées, empêchant ainsi la transmission de l’infection aussi bien à l’homme qu’aux autres animaux ».
M. Rajab a indiqué que « l’infection peut être localisée (affectant un seul organe) ou généralisée, touchant l’ensemble de la carcasse, ce qu’il appartient au médecin vétérinaire de l’abattoir de déterminer ». Il a par ailleurs affirmé que « le traitement des bovins atteints de tuberculose est strictement et formellement interdit par la loi, afin d’éviter l’apparition de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques, ce qui représenterait un danger imminent pour la santé publique ».



