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Voici en chiffres les dégâts des inondations de janvier 2026 en Tunisie

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  • 29 janvier 12:26
  • 3 min de lecture
Voici en chiffres les dégâts des inondations de janvier 2026 en Tunisie

Les fortes pluies et perturbations climatiques des 19 et 20 janvier 2026 ont causé des dégâts sur 128 sites, principalement des routes rurales et voies de circulation, a indiqué le Ministère de l’Équipement et de l’Habitat.

Les dommages concernent 66 points sur les routes numérotées et 62 sur les voies rurales, dans les gouvernorats de Nabeul, Monastir, Bizerte, Manouba, Ben Arous et Zaghouan. Selon le Directeur général des Ponts et Routes, Khaled Atrach, la majorité des dégâts a été enregistrée sur les voies rurales en raison de leur infrastructure plus vulnérable par rapport aux routes principales et aux ponts, qui bénéficient de mécanismes de protection adaptés pour l’évacuation des eaux de pluie et des débris transportés par les oueds.

Le gouvernorat de Nabeul est le plus touché, avec 31 points affectés sur les routes principales et 36 sur les voies rurales, suivi par Monastir. Atrash précise aussi que l’ampleur des dommages varie selon les régions, et que l’inventaire des dégâts se poursuit dans d’autres gouvernorats, notamment Jendouba et Siliana.

Parmi les routes les plus touchées figurent : la route régionale n°27 reliant Nabeul à Korba, la route régionale n°28 en direction de El Fahs et Hammamet et la route régionale n°44 reliant Beni Khalled à Korba.

À ce jour, sept points restent coupés, dont deux dans les gouvernorats de Ben Arous et Nabeul, une à Bizerte, et une à Jendouba. Le ministère travaille activement à rouvrir l’accès aux citoyens et prévoit une reprise progressive de la circulation dans les prochains jours, en attendant la réalisation des études nécessaires pour des réparations durables.

Dans le gouvernorat de Tataouine, trois routes ont été réouvertes après des envahissements de dunes de sable, grâce à la collaboration d’une entreprise privée, en raison de ressources limitées au niveau de l’administration régionale.

Khaled Atrach a souligné que ces intempéries mettent en évidence la nécessité de revoir les standards de conception des infrastructures, en particulier : l’augmentation des périodes de retour des crues de 20 à 100 ans, la prise en compte des routes à forte circulation et l’adaptation des conceptions aux spécificités locales, incluant marges de sécurité supplémentaires et renforcement des chaussées.

Ces nouvelles mesures visent à renforcer la résilience des routes et infrastructures face aux épisodes climatiques extrêmes, dont la fréquence et l’intensité pourraient augmenter avec le changement climatique.

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Auteur

La Presse

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