Suivi présidentiel constant accordé au secteur agricole : Facteur clé pour la sécurité nationale et la souveraineté économique
L’intérêt porté au secteur agricole dans la Tunisie nouvelle est constamment réitéré jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, surtout qu’il y a une unanimité pour le considérer, à juste titre, comme faisant partie de la sécurité nationale comme vient de le confirmer le Président de la République en personne à l’issue de la rencontre qui s’est déroulée, tout récemment, avec le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydriques et de la Pêche et le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydriques.
La Presse — Cette audience survient au moment où tous les indices laissent entendre la réalisation d’une récolte exceptionnelle grâce, entre autres et surtout, aux chutes de pluies bénéfiques enregistrées dernièrement et touchant la majorité des régions du pays.
C’est dire que toutes les parties prenantes concernées sont appelées à retrousser les manches et à redoubler d’efforts pour optimiser les productions tous azimuts en apportant les encouragements adéquats aux cultivateurs, plus particulièrement aux petits d’entre eux, et ce, sous forme d’approvisionnement en engrais, de capacité de stockage et de conseils techniques.
Plus encore, le Président Kaïs Saïed a donné des instructions précises quant à la nécessité absolue de sauvegarder les ressources en eaux en veillant à un entretien méticuleux des divers barrages répartis dans tout le pays tout en procédant à la création de nouveaux lacs collinaires ainsi qu’à un meilleur usage des eaux des nappes phréatiques et autres eaux usées.
Il en est de même pour l’obligation de préserver la richesse animale et de protéger le cheptel dont la charge revient à l’Office national des fourrages qui s’acquitte convenablement de sa tâche en dépit de certaines tentatives de le faire échouer, selon les propos du Chef de l’Etat qui met en garde quiconque tentera d’entraver la réussite de ce secteur agricole, un des garants de la sécurité nationale, et de le compromettre tout en affirmant qu’il ne restera pas impuni.
Il faut dire qu’il est réclamé à toute partie intervenante de tout mettre en œuvre pour réussir la saison agricole actuelle qui s’annonce “historique” avec des niveaux records de récolte dans les différentes filières, d’où l’impératif de prendre les devants, dès à présent, afin d’empêcher les manœuvres spéculatives des intermédiaires et la lourdeur bureaucratique qui freine les producteurs.
En effet, il est nécessaire de prendre les mesures nécessaires pour empêcher certaines pratiques, survenues lors de la campagne agricole précédente, ayant entraîné des “baisses délibérées des prix d’achat des dattes imposées par les intermédiaires, ce qui avait conduit bon nombre de cultivateurs dans certaines régions à renoncer à leurs récoltes, sachant que ces pratiques malsaines avaient touché les produits phares du pays, en l’occurrence les dattes, l’huile d’olive et autres agrumes et divers fruits mettant en danger la stabilité de l’ensemble du domaine agricole.
Il convient de souligner que l’intérêt présidentiel accordé à l’agriculture dénote la continuité du suivi réaffirmé par le Président de la République qui place le secteur en question au cœur de la sécurité nationale et de la souveraineté économique de notre pays où tout est fait pour lever les obstacles dits structurels auxquels font face les petits agriculteurs,d’où l’urgence d’une intervention efficace et rapide qui ne devrait pas se limiter aux textes législatifs.
Le Chef de l’Etat a déjà mis en exergue la nécessité d’une stratégie durable en vue de renforcer la souveraineté agricole face aux fluctuations internationales grâce à des mécanismes d’appui aux agriculteurs touchant aux semences, à l’élevage et aux circuits de distribution, notamment pour les produits stratégiques, tels les olives, les dattes et les agrumes, sans oublier certaines fragilités d’ordre, à la fois, structurel et conjoncturel.
Dans cet esprit, le Chef de l’Etat a, déjà, dénoncé les agissements de réseaux d’intérêts destinés à semer la discorde et à manipuler les marchés agricoles, d’où la promesse d’une tolérance zéro face à ces pratiques négatives avec la mise en œuvre des divers moyens susceptibles de protéger les producteurs et garantir la transparence du marché.
En définitive, la Tunisie dispose de suffisamment d’atouts pour faire élever le secteur agricole à des paliers supérieurs, ce qui confirme son rang en tant que pilier de l’économie nationale et de puissant levier constituant un facteur déterminant pour la sécurité nationale et la souveraineté du pays.



