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Enseignement secondaire : La grève n’a jamais été la solution

  • 6 avril 18:40
  • 4 min de lecture
Enseignement secondaire : La grève n’a jamais été la solution

Depuis 2011, il ne se passe pas une année scolaire sans qu’il y ait grèves ou troubles au niveau des institutions et des établissements d’enseignement Aussi bien au niveau du préparatoire que du primaire et du secondaire.

La Presse — Cette année, on ne déroge pas à la règle avec l’annonce par la Fédération générale de l’enseignement secondaire (Fges) d’une grève, demain mardi 7 avril 2026.

Des menaces qui n’ont pas lieu d’être 

On s’y attendait d’autant que la menace avait été brandie bien avant la tenue de la réunion de la Commission sectorielle de l’enseignement secondaire le 7 mars dernier. On se rappelle qu’il a été décidé du principe d’une grève le 7 avril. Auparavant, la Fges avait organisé des rassemblements au niveau des districts les 16, 17 et 18 février 2026.

Ainsi, la grève prévue demain mardi 7 avril est présentée par le syndicat comme le “dernier avertissement” avant de franchir un autre cap dans les mouvements de protestation. Les responsables syndicalistes n’excluent pas l’escalade. Ils affirment qu’il n’y a pas de lignes rouges.

Comprenons, par là, qu’ils seraient prêts à s’en prendre aux notes des élèves (boycott administratif avec rétention des notes), boycott des devoirs et/ou des examens.

Rien n’est, donc, à exclure. Le choix de la période qui reste de l’année scolaire n’est pas fortuit. En effet, c’est la période, par excellence, qui est réservée à l’évaluation des élèves (jusqu’au mois de mai) et celle qui est proche des examens nationaux (au cours du mois de juin).

L’objectif de la Fges est, comme on le voit, on ne peut plus clair : exercer une forte pression sur le ministère de l’Education pour qu’il accepte de répondre à ses revendications.

Toujours les mêmes griefs 

Parmi ces revendications, il y en a qui remontent à des dates très anciennes. Ce sont, toujours, les mêmes griefs que ne cesse de formuler la Fges.

On trouve des revendications à caractère matériel. D’autres relèvent plutôt des prérogatives de l’administration ou, encore, celles qui sont liées aux rapports de la partie syndicale avec le ministère de tutelle.

Sur ce point, la Fges dénonce “le mutisme” de l’administration et l’absence de dialogue. Cette attitude serait, selon les responsables syndicaux, à l’origine des malentendus et de la rupture.

Or, il s’agirait de rétablir les canaux de communication pour renouer le dialogue et trouver des solutions aux nombreux problèmes en suspens.

La question de la désignation des chefs d’établissement et des censeurs, par exemple, montre la persistance de l’administration à “ignorer” les accords de 2011. Ces derniers associaient la partie syndicale à la désignation de ces responsables.

En outre, la Fges déplore ce qu’elle appelle”les restrictions exercées sur l’action syndicale” et les retenues sur salaire effectuées à la suite de la suspension des cours du 17 septembre 2025. 

La Fges se dit étonnée de voir que les autorités se “dérobent” à leurs engagements et refusent d’appliquer des accords conclus depuis plusieurs années. Et là, le syndicat rappelle l’accord signé en mai 2023 qui stipule une augmentation de 100 dinars à partir de janvier 2026. 

Il faut ajouter à la liste des revendications les conditions de travail dans les établissements scolaires et la pression sur les emplois du temps des enseignants. Il y aurait, d’après la Fges des emplois de 26 h/semaine.

Par la même occasion, les responsables du syndicat de l’enseignement secondaire n’oublient pas de soulever la question du fléau de la violence qui n’a pas épargné l’institution éducative.

Samedi dernier, la Fges a publié un communiqué dans lequel elle rappelle les modalités selon lesquelles devrait se dérouler ce débrayage.

D’ailleurs, il ne faut pas oublier les craintes des parents et la tournure que pourraient prendre les évènements.

On peut, alors, s’interroger sur la position de la nouvelle équipe à la tête de la Centrale syndicale de l’Ugtt laquelle équipe a affirmé son désir d’apaiser la situation et de chercher à inaugurer une nouvelle page dans les rapports entre les autorités et l’Ugtt.

Auteur

Amor CHRAIET

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