Téhéran bombarde Tel Aviv et dément toute “négociation constructive” avec Washington
L’Iran a lancé plusieurs salves de missiles sur les territoires occupés, déclenchant des sirènes d’alerte et des explosions dans plusieurs zones, dont Tel Aviv, selon l’armée de l’entité sioniste. Le président américain Donald Trump avait récemment reporté sa menace de frapper le réseau énergétique iranien, évoquant des discussions qu’il a qualifiées de « constructives » avec des responsables iraniens.
Lors d’une des attaques, des maisons situées au nord des territoires ont été endommagées par des débris tombés après l’interception des missiles, sans qu’aucune victime ne soit signalée.
Trump a déclaré sur la plateforme Truth Social que les États-Unis et l’Iran avaient mené des discussions « très bonnes et constructives » sur une « solution finale et globale aux hostilités au Moyen-Orient ». Il a annoncé le report pendant cinq jours de son plan de frappes sur le réseau énergétique iranien. Cette annonce a entraîné une forte hausse des marchés boursiers et une baisse significative du prix du pétrole sous les 100 dollars le baril, après un recul observé plus tôt dans la semaine suite à ses menaces et à la promesse iranienne de riposte.
Ces gains sont toutefois fragiles. Ce mardi 24 mars 2026, le président du parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a démenti tout déroulement de négociations, affirmant sur la plateforme X : « Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis. Les fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers, et constituent une tentative d’évasion du bourbier dans lequel se trouvent les États-Unis et l’entité sioniste. »
Le Corps des gardiens de la révolution iranien a annoncé de nouvelles attaques contre des objectifs américains, qualifiant les déclarations de Trump de « manœuvres psychologiques… qui ne sont plus efficaces » et affirmant qu’elles n’affecteront pas le cours des opérations contre Téhéran.
Impact sur les marchés mondiaux
Les marchés mondiaux se sont redressés pendant la nuit après que Trump a prolongé de cinq jours son ultimatum à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Hormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Les investisseurs restent toutefois prudents, confrontés aux messages contradictoires provenant de Téhéran et de Washington.
La Presse avec Reuters



