Tout en mettant l’accent sur l’importance de l’exportation en Tunisie et sur la valeur ajoutée qu’elle apporte, NacefBelkhiria, président du Conseil des Chambres Mixtes et de laChambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Japonaise, a indiqué que le Conseil assure 400.000 emplois, que l’exportation concerne le textile, les composants automobiles et l’électronique et que ce secteur génère, des revenus estimés à 22 milliards de dinars.
Intervenant ce matin sur les ondes de la Radio nationale, Belkhiria a souligné qu’à travers ses relations avec les entreprises membres des chambres de commerce et leurs homologues à l’étranger le Conseil cherche à développer l’exportation et d’examiner, avec le ministère du Commerce,les moyens adéquats pour valoriser davantage le produit tunisien à l’étranger.
Tout en rappelant qu’il existe des partenariats avec la France et l’Allemagne dans le domaine de l’exportation, il a indiqué que la Tunisie a réalisé, en 2025, un excédent commercial avec ces pays ainsi qu’avec l’Italie tant les exportations ont dépassé les importations. Dans cet ordre d’idées, l’intervenant a mis l’accent sur la nécessité de déployer des efforts conjoints pour développer les exportations vers plusieurs autres pays à l’instar des Etats-Unis d’Amérique.
Révision des tarifs douaniers américains sur la Tunisie ?
Nacef Belkhiria a indiqué que des négociations sont menées par le ministère du Commerce et par la Chambre de commerce tuniso-américaine avec les commerçants du secteur privé aux Etats-Unis. Et ce, afin de réviser le pourcentage des taxationsdouaniers imposé à la Tunisie, notant que des réunions sont prévues pour finaliser les négociations et parvenir, éventuellement, à un accord.
L’intervenant a souligné la nécessité de développer davantage le secteur des exportations, notamment en accélérant les procédures et en mettant en exécution les mesures afin d’être au diapason du rythme mondial. Il a ajouté dans ce sens qu’il faudrait exploiter les financements accordés par certains pays comme la Grande-Bretagne et le Japon. Il a, dans ce cadre, mis l’accent sur la nécessité de développer le partenariat et la coordination entre les secteurs public et privé ainsi que le développement des infrastructures. « Sans logistique et sanscréation de liaisons aériennes et maritimes, nous ne pouvons pas aspirer à de nouveaux marchés d’exportation, notammentvers l’Afrique », a-t-il laissé entendre.