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Culture

Samar Miled distinguée par le Prix Dina Sahyouni 2026 pour son recueil Printemps

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  • 9 mars 09:58
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Samar Miled distinguée par le Prix Dina Sahyouni 2026 pour son recueil Printemps

L’écrivaine et poétesse tunisienne Samar Miled, docteure en littérature française et résidant en Caroline du Nord aux États Unis, a remporté le Prix Dina Sahyouni 2026 pour son recueil de poésie Printemps, publié en 2024 aux éditions Le Lys Bleu. Le jury a annoncé cette distinction le 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Avec cette récompense, Samar Miled devient la troisième Tunisienne à recevoir ce prix littéraire international. Elle succède à l’autrice Imen Moussa, lauréate des éditions 2023 et 2024 pour Il fallait bien une racine ailleurs puis pour Genre et émancipation des femmes dans la fiction maghrébine contemporaine. En 2025, le prix avait été attribué à la poétesse, traductrice et ingénieure franco tunisienne Arwa Ben Dhia pour son ouvrage Les quatre et une saisons.

Relativement récent, le Prix Dina Sahyouni s’est rapidement imposé comme une distinction engagée en faveur de la littérature des femmes migrantes. Décerné chaque année à une autrice immigrée, réfugiée ou en exil, il récompense une œuvre remarquable abordant des thèmes tels que l’exil, l’identité, la mémoire ou l’émancipation féminine. Son annonce le 8 mars vise à renforcer la visibilité des autrices issues de la migration et à souligner leur place dans la création littéraire.

Créé en 2021 par la Société Internationale d’Études des Femmes & d’Études de Genre en Poésie (SIÉFÉGP), le prix rend hommage à la poétologue et autrice Dina Sahyouni, fondatrice de l’organisation et figure engagée dans plusieurs projets éditoriaux et universitaires liés aux études de genre et à la poésie.

Dans Printemps, l’ouvrage primé cette année, Samar Miled explore principalement le thème de l’amour, malgré l’affirmation initiale de ne pas savoir en parler. À travers une écriture sensible et imagée, la poétesse célèbre l’amour comme une force intemporelle reliant passé et présent.

Le recueil s’inscrit aussi dans une poésie du quotidien où des gestes simples, comme le café du matin, une douche chaude ou un couscous au poisson, contribuent à installer une atmosphère intime et familière. Plusieurs poèmes évoquent également l’attachement profond de l’autrice à sa ville natale, Tunis, qui traverse l’ouvrage comme un symbole de mémoire, de nostalgie et d’identité.

Entre amour, exil et engagement, Printemps propose ainsi une poésie à la fois intime et habitée, où l’espoir, la mémoire et l’attachement à la Tunisie demeurent omniprésents.

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Auteur

La Presse

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