“Mort silencieuse” : Washington étend la guerre au‑delà du Moyen‑Orient avec une attaque sous‑marine ciblée
Une sous-marine nucléaire américaine, probablement de type “Los Angeles”, a coulé un destroyer iranien près du Sri Lanka à l’aide d’une torpille, dans ce qui constitue la première attaque de ce type depuis des décennies.
L’opération soulève des questions sur les tactiques de Washington dans sa guerre conjointe avec Israël contre l’Iran, selon plusieurs experts internationaux.
Le navire iranien, “Iris Dina”, a été touché par une torpille américaine Mark 48. Il s’agit du premier navire connu à avoir été coulé par une torpille de la marine américaine en combat depuis la Seconde Guerre mondiale, rapporte le journal britannique Financial Times.
À la suite de l’attaque, la marine sri-lankaise a récupéré 84 corps de marins iraniens, 32 survivants ont été secourus, et 60 autres marins restent portés disparus. Un autre navire accompagnant le destroyer a dû se réfugier dans un port sri-lankais pour échapper à l’attaque.
Selon Rachel Van Landingham, experte en droit de la sécurité nationale et ancienne juge militaire de l’US Air Force : “Cela montre l’ampleur de ce conflit. Cela signifie aussi que les navires de la marine américaine peuvent être détruits n’importe où. Nous devons reconnaître que nous ne sommes pas invulnérables”.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Heigsiht, a annoncé la nouvelle lors d’une conférence de presse sans manifester d’inquiétude sur la vulnérabilité américaine. Il a déclaré : “Le navire de guerre pensait être en sécurité dans les eaux internationales, mais il a été coulé par une torpille”.
Dans un ton dramatique, il a qualifié l’événement de “mort silencieuse”.
Ce naufrage marque un retour du conflit sous-marin et des torpilles dans un affrontement jusqu’alors caractérisé par des missiles, drones et bombardiers. Selon les archives de la marine américaine, le dernier naufrage similaire remonte à 1945.
Suite à l’attaque, l’Inde et le Sri Lanka ont dépêché trois navires et un hélicoptère pour participer aux opérations de recherche et de sauvetage.
Le destroyer iranien participait à des manœuvres militaires et utilisait des systèmes fournis par l’Inde, les États-Unis, la France, l’Allemagne et d’autres pays, ce qui souligne l’ampleur internationale de l’équipement et des tensions autour de la région.