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Autorité de l’État : Mettre fin aux bastions de l’immobilisme

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  • 3 mars 12:57
  • 3 min de lecture
Autorité de l’État : Mettre fin aux bastions de l’immobilisme

La Presse — Faut-il, pour restaurer l’efficacité publique, instituer un gouvernement pléthorique dont la vocation exclusive serait de traquer au quotidien les foyers d’inertie disséminés dans l’administration locale, régionale et centrale ?

La question, volontairement provocatrice, révèle moins une tentation bureaucratique qu’un malaise profond : celui d’un appareil administratif où subsistent, çà et là, des résistances capables d’entraver jusqu’aux projets les plus modestes.

La Presse — Dans cette perspective, la démarche du Président Kaïs Saïed s’inscrit dans une logique de proximité assumée.

Ses visites de terrain, ses échanges directs avec les citoyens ne relèvent pas du rituel ; ils participent d’une méthode.

Écouter, constater, confronter les diagnostics à la réalité vécue : telle est l’architecture d’une gouvernance qui entend puiser sa légitimité dans le contact immédiat avec le peuple.

Il ne s’agit pas seulement d’identifier les doléances, mais de penser avec les acteurs locaux les leviers d’une mobilisation concertée, où les énergies patriotiques se conjuguent en vue d’une stratégie nationale cohérente.

À maintes reprises, le Chef de l’État a dénoncé les pratiques dilatoires, les manœuvres d’obstruction et les comportements qui vident l’action publique de sa substance.

L’assainissement de l’administration, évoqué lors de ses entretiens avec la Cheffe du gouvernement, Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, ne se réduit pas à une injonction morale ; il constitue un impératif structurel.

Car l’inertie administrative n’est pas neutre : elle retarde les investissements, entretient les disparités régionales et fragilise la confiance des citoyens dans les institutions.

D’où vient alors ce sentiment d’impunité qui semble encourager certains responsables à persister dans l’inaction ou la défiance ?

Le diagnostic a été posé : permissivité héritée d’années de relâchement, insuffisance des mécanismes de contrôle, dilution des responsabilités.

À ces dérives s’oppose la Tunisie laborieuse, celle qui entreprend, qui produit et qui crée. Une Tunisie qui, loin des discours fatalistes, poursuit son œuvre d’édification.

En plein mois de Ramadan, la mobilisation observée dans l’approvisionnement des marchés, l’animation des espaces de culte et la vitalité culturelle témoigne d’une capacité d’organisation et de résilience indéniable.

Elle rappelle que la modernisation de l’État ne procède ni de l’incantation ni de la surenchère institutionnelle, mais d’une volonté constante de réforme, d’une exigence de responsabilité et d’une fidélité aux principes de souveraineté et de justice sociale.

L’enjeu n’est pas d’ajouter des structures, mais de restaurer l’autorité de la règle, la primauté de l’intérêt général et la culture du résultat. C’est à ce prix que l’action publique retrouvera sa pleine efficience et que la confiance civique se consolidera durablement.

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Auteur

Salem Trabelsi

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