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Erminio : le système dépressionnaire qui bouleverse la météo

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  • 1 avril 10:11
  • 3 min de lecture
Erminio : le système dépressionnaire qui bouleverse la météo

L’expert en climat et ingénieur environnemental Hamdi Hachad a indiqué, mercredi, que les conditions météorologiques actuelles en Tunisie ne relèvent pas d’un simple trouble passager, mais d’un système dynamique complexe lié à une dépression atmosphérique baptisée « Erminio » par l’agence météorologique britannique.

Intervenant sur Jawhara FM, il a expliqué que cette dépression, centrée au sud de l’Italie, a dirigé des masses d’air très froides vers les eaux relativement chaudes de la Méditerranée. Ce phénomène a favorisé la formation de nuages cumuliformes denses, à l’origine de fortes précipitations, parfois sous forme de neige.

Selon lui, cet épisode météorologique a été marqué par de fortes pluies, des chutes de neige, une activité orageuse soutenue ainsi que des vents violents ayant causé la chute d’arbres et de structures dans plusieurs régions, notamment à La Marsa et Khereddine Pacha.

Hamdi Hachad a souligné que l’apparition de neige à la fin du mois de mars et au début du mois d’avril reste un phénomène rare en Tunisie, la dernière occurrence comparable à Tunis remontant au 1er mars 1999.

Il a précisé que ces perturbations météorologiques, bien que non saisonnières, s’inscrivent dans une phase normale de transition entre l’hiver et le printemps. La Tunisie a d’ailleurs connu des situations similaires au cours des dernières années, a-t-il rappelé.

Sur le plan environnemental, les précipitations récentes constituent, selon lui, une véritable bouffée d’oxygène pour les écosystèmes tunisiens, durement affectés par sept années consécutives de sécheresse. Les zones humides, telles que les sebkhas, ont joué un rôle essentiel en absorbant d’importantes quantités d’eau, limitant ainsi les risques d’inondation. Des sites comme le lac Ichkeul et plusieurs sebkhas ont également retrouvé un certain équilibre écologique.

Concernant les ressources hydriques, l’expert a révélé que le taux de remplissage des barrages a atteint 58 %, un niveau jugé encourageant par rapport aux années précédentes. Cette amélioration laisse entrevoir un été moins contraignant sur le plan hydrique. Il a également précisé que les précipitations ont contribué à atténuer la surexploitation des nappes phréatiques observée durant les années de sécheresse.

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Auteur

La Presse

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