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Inondations à Nabeul : 125 000 volailles, 900 moutons et des hectares de fraises détruits

  • 10 février 20:39
  • 2 min de lecture
Inondations à Nabeul : 125 000 volailles, 900 moutons et des hectares de fraises détruits

Les fortes pluies des 19 et 20 janvier ont provoqué des dégâts considérables dans le secteur agricole du gouvernorat de Nabeul, entraînant la mort de 125 000 volailles, 900 moutons et 50 bovins, ainsi que la destruction d’environ 800 ruches, selon les estimations de la Commission régionale du développement agricole.

Ces intempéries, qui ont fait tomber entre 130 mm de pluie à Kelibia et 384 mm à Béni Khalled, ont particulièrement affecté les délégations de Korba, Béni Khalled, Menzel Temime, El Haouaria, Takelsa, Menzel Bouzelfa et Soliman.

Les cultures les plus touchées sont celles de la fraise, de la pomme de terre et des légumes à feuilles.

Selon Imed Bay, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche, « la culture de la fraise, produite surtout à Korba, a subi d’importants dommages, avec près de 200 hectares détruits sur un total de 350 hectares.

Les pertes les plus importantes concernent les fraisiers déjà en production depuis janvier, avec 40 hectares submergés par les eaux. »

D’autres plantations ont également été endommagées, et les agriculteurs continuent de transmettre des rapports sur l’étendue des pertes via les cellules de crise locales.

Malgré ces dégâts, Imed Bay a tenu à souligner le caractère bénéfique des pluies : « Elles ont rempli à 100 % les lacs de montagne et les barrages du gouvernorat après plusieurs années de sécheresse. » Il a également lancé un appel au ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques pour autoriser la reprise des activités dans les zones irriguées publiques, fermées depuis quatre ans à cause du manque d’eau.

La relance de ces zones pourrait permettre de réhabiliter plus de 3 000 hectares, notamment dans la délégation de Mida, et de redonner espoir à des centaines d’agriculteurs affectés, tout en soutenant le secteur agricole régional et national.

Le remplissage des barrages devrait également profiter aux sociétés de l’eau locales, leur permettant de résoudre les problèmes rencontrés ces dernières années.

Auteur

R. I

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