Des travaux de fouilles archéologiques devraient démarrer prochainement sur les côtes du gouvernorat de Nabeul, à la suite de la mise au jour de vestiges antiques révélés par les forts courants marins provoqués par les récentes précipitations.
L’annonce a été faite par l’universitaire et historien Anouar Marzouk, qui a précisé que ces découvertes concernent notamment les plages de Néapolis et d’El Mahrassi, où l’agitation exceptionnelle de la mer a mis au jour des éléments archéologiques jusqu’alors enfouis sous le sable.
Selon Anouar Marzouk, ce programme de fouilles s’inscrit dans le cadre de la coopération tuniso-italienne, à travers un projet mené conjointement par des spécialistes tunisiens et italiens en archéologie et en restauration. L’initiative vise à assurer la protection et la valorisation des sites archéologiques, à renforcer leur rayonnement et à promouvoir ce patrimoine aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.
Il a ajouté que l’état de la mer a également permis la découverte de nouveaux vestiges jusque-là inconnus. Ces derniers feront l’objet d’opérations de diagnostic, de documentation et d’étude scientifique par des experts de l’Institut national du patrimoine. Ces travaux seront menés parallèlement à des opérations de recensement des sites côtiers récemment apparus à la faveur des perturbations météorologiques.
L’universitaire a enfin souligné l’importance de ces découvertes pour l’enrichissement du patrimoine historique et civilisationnel de la région de Nabeul, estimant qu’elles ouvrent de nouvelles perspectives pour la recherche scientifique et pour le développement du tourisme culturel dans la région.