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Société

Kasserine : hausse inquiétante des cas de rage chez les ruminants

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  • 7 février 16:06
  • 3 min de lecture
Kasserine : hausse inquiétante des cas de rage chez les ruminants

Le Dr Lotfi Sayahi, chef de la division de la production animale au sein du Commissariat Régional au Développement Agricole (CRDA) de Kasserine, tire la sonnette d’alarme. Le communiqué d’avertissement publié fin janvier fait suite à une hausse préoccupante des cas de rage animale dans la région, particulièrement chez les ruminants, marquant une évolution inquiétante par rapport aux années précédentes.

Une progression alarmante depuis le début de l’année 2026

S’exprimant auprès de l’agence Tunis Afrique Presse, le Dr Sayahi a dressé un bilan chiffré de la situation. Alors que la région avait enregistré 64 cas en 2024 et 63 en 2025, l’année 2026 démarre avec une accélération précoce de l’épidémie. Pour le seul mois de janvier, six cas ont déjà été confirmés, touchant deux vaches, deux ânes, une brebis et une chèvre. Cette tendance démontre que le virus circule activement au-delà des vecteurs habituels.

Le risque méconnu de transmission par les herbivores

Cette recrudescence a poussé les autorités agricoles à sensibiliser la population sur un point essentiel : la rage ne concerne pas uniquement les chiens et les chats. L’expert souligne que les animaux herbivores, qu’ils soient en étable ou à domicile, peuvent transmettre le virus à l’homme par simple morsure. Face à ce danger, le chef de la production animale exhorte les agriculteurs à abriter impérativement leur bétail dans des enclos fermés et sécurisés, tout en veillant à les maintenir strictement à l’écart des animaux errants ou domestiques susceptibles d’être infectés.

Une vigilance citoyenne pour un objectif « Zéro cas humain »

L’appel à la vigilance s’adresse également à l’ensemble des citoyens, les invitant à prendre au sérieux toute agression animale. En cas de morsure par un mammifère, qu’il s’agisse d’un prédateur ou d’un herbivore, le protocole exige de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche pour recevoir des soins préventifs, lesquels sont totalement gratuits. Le Dr Sayahi rappelle d’ailleurs que tous les mammifères peuvent transmettre la maladie, seuls les oiseaux en étant exempts.

En conclusion, l’objectif des autorités est d’atteindre zéro cas de rage humaine tout en limitant les pertes au sein du cheptel. Les propriétaires de chiens et de chats n’ayant pas participé à la dernière campagne de vaccination, qui s’est achevée en novembre 2025, sont vivement encouragés à régulariser la situation de leurs animaux auprès des centres permanents de Kasserine ville ou des cellules de vulgarisation agricole afin de préserver la santé publique.

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Auteur

La Presse

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