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Circulation routière : moins d’accidents, mais une mortalité en hausse

  • 7 avril 12:35
  • 2 min de lecture
Circulation routière : moins d’accidents, mais une mortalité en hausse

Le paradoxe de la sécurité routière en Tunisie interpelle. Selon les dernières données de l’Observatoire National de la Sécurité Routière, le bilan humain sur les routes s’est alourdi depuis le début de l’année. Au 5 avril 2026, le pays déplore déjà 303 décès, soit une augmentation de 7,83 % par rapport à la même période en 2025, où l’on décomptait 281 victimes.

La journée du dimanche 5 avril a été particulièrement sombre, avec six accidents ayant coûté la vie à quatre personnes et fait dix blessés. Pourtant, une lueur d’espoir apparaît dans le volume global des sinistres : le nombre total d’accidents a chuté de plus de 30 %, passant de 1 482 en 2025 à 1 034 cette année. Parallèlement, le nombre de blessés a également reculé de 29,30 %, s’établissant à 1 351 contre 1 911 l’an dernier.

La vitesse : première cause de mortalité

L’analyse des causes révèle un comportement routier préoccupant. Si l’inattention et la distraction sont à l’origine du plus grand nombre d’accidents (26,21 % du total), c’est la vitesse excessive qui s’avère la plus meurtrière. Elle est responsable à elle seule de 111 décès, soit plus de 36 % de la mortalité routière totale, et a engendré 342 blessés.

Parmi les autres facteurs accidentogènes majeurs, on retrouve la traversée imprudente de la chaussée (113 accidents) et le non-respect de la priorité (91 accidents). Derrière la vitesse, l’inattention demeure la deuxième cause de décès avec 43 victimes, suivie par l’imprudence lors de la traversée des routes avec 31 morts.

Une analyse géographique nuancée

L’Observatoire précise que ces statistiques pour l’année 2026 sont basées sur des données préliminaires, sujettes à une actualisation quotidienne selon les remontées des sources officielles.

Concernant la répartition géographique des drames, l’organisme souligne que le classement actuel est purement quantitatif. Il ne prend pas encore en compte les spécificités démographiques ou les indicateurs socio-économiques propres à chaque région, des éléments pourtant essentiels pour établir une comparaison objective et ciblée de la sécurité routière sur l’ensemble du territoire.

Auteur

R. I

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