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Entrepreneuriat féminin : 1 Tunisienne sur 4 dirige une entreprise

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  • 23 janvier 11:01
  • 3 min de lecture
Entrepreneuriat féminin : 1 Tunisienne sur 4 dirige une entreprise

L’entrepreneuriat n’est plus un choix secondaire en Tunisie : il est devenu un pilier essentiel pour stimuler l’économie nationale, face aux défis économiques, climatiques et structurels. C’est ce qu’a souligné aujourd’hui Yassine Ghouia, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs.

Pour soutenir les entrepreneurs, et en particulier les jeunes et les femmes, Ghouia a insisté, dans une déclaration accordée ce vendredi 23 janvier à Express Fm, sur la nécessité d’améliorer le climat des affaires, de simplifier les procédures et de faciliter l’accès à l’information et au financement. “Le rôle des décideurs publics est de rapprocher le terrain économique des sphères de décision”, a-t-il affirmé.

Dans ce cadre, le One Business Forum a été présenté comme un rendez-vous économique exceptionnel. Selon Ghouia, il constitue une première par son ampleur et la diversité de ses participants : entrepreneurs, dirigeants de petites, moyennes et grandes entreprises, porteurs de projets indépendants, représentants des pouvoirs exécutif et législatif, banques, fonds d’investissement et structures publiques. L’objectif principal était de briser l’isolement dont souffrent de nombreux porteurs de projets et rapprocher le décideur du terrain économique.

Le forum a abouti à plus de 174 partenariats et accords préliminaires entre entreprises tunisiennes et leurs homologues d’Algérie et de Libye, incluant des collaborations privé–privé et privé–public, ainsi que plus de 200 rencontres directes entre les entreprises.

Pour Ghouia, un fossé réel subsiste entre décideurs et chefs d’entreprise, aggravé par la complexité des procédures, le manque de coordination entre structures et l’insuffisance d’informations fiables et disponibles en temps opportun. Il a insisté sur le rôle clé des organisations professionnelles et de la société civile pour contribuer à la formulation des politiques publiques, que ce soit par des études ou en transmettant directement la voix des entrepreneurs aux décideurs.

De l’autre part, l’entrepreneuriat féminin constitue aussi un enjeu stratégique. Selon Ghouia, l’objectif fixé par le ministère de la Femme, atteindre 30 % de femmes entrepreneures, est ambitieux mais réalisable. Actuellement, 40 % des start-ups tunisiennes sont dirigées par des femmes, et 25 % des entreprises sont gérées par elles, reflétant une progression notable de leur rôle dans le tissu économique.

Cependant, il persiste un écart d’accès au financement entre hommes et femmes. Ghouia a appelé les banques et institutions financières à évaluer les projets sur la base de leur compétence et de leur viabilité, et non sur le genre de l’entrepreneur.

Par ailleurs, il a souligné la nécessité de dépasser les stéréotypes limitant la femme à des secteurs traditionnels, en notant sa présence croissante dans l’innovation, la technologie et l’intelligence artificielle, ainsi que sa capacité à créer une valeur ajoutée réelle pour l’économie nationale.

Face à la détérioration des infrastructures et aux effets du changement climatique, Ghouia a également recommandé de miser sur la transformation numérique comme stratégie pour assurer la continuité des projets et réduire leur vulnérabilité face aux crises économiques.

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Auteur

La Presse

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