Accidents de la circulation : Qui peut arrêter ces fous du guidon ?
Le nombre de morts sur les routes a augmenté de 7,83% depuis le début de l’année jusqu’au 5 avril, atteignant 303 décès contre 281 durant la même période de 2025, selon des données publiées par l’Observatoire national de la sécurité routière.
On apprend toutefois que le nombre d’accidents a reculé de 30,23%, passant de 1.482 à 1.034, tout comme celui des blessés, en baisse de 29,30% (1.351 contre 1.911 un an plus tôt), précise l’Observatoire sur son site. Donc moins d’accidents mais plus de morts.
Pour ce qui est des causes leur classement est établi toujours par l’Observatoire comme suit. En tête il y a l’inattention et le manque de vigilance puis l’excès de vitesse, le non-respect de la priorité et le refus de céder le passage.
Ceci pour les statistiques, mais qu’en est-il pour le quotidien, pour le vécu, pour la réalité sur le terrain ou plutôt dans nos rues, nos banlieues, nos villes…En un mot et tout le monde en convient, c’est l’anarchie, la non observation des règles élémentaires de la conduite, du respect du code de la route. Aussi bien par un nombre grandissant de chauffeurs, tous véhicules confondus, c’est-à-dire voitures légères, bus et camions, que par la grande majorité des motocyclistes. Et ce à toute heure, matin, midi et même le soir, jours ouvrables, jours fériés, par beau temps, par mauvais temps…
Ce que relève l’observation comme manquements au code de la route et comme manque de civisme et à titre d’exemples c’est le dépassement à droite, l’excès de vitesse, les feux rouges grillés, les sens interdits complètement ignorés et en cas de protestation vous avez droit soit à une insulte soit à un geste du pouce comme excuse ou remerciement, le stationnement en deuxième et même en troisième position le temps de régler une petite affaire à la banque, à la poste, qu’importe , l’usage excessif des avertisseurs à peine que le feu rouge passe au vert et parfois même avant, le stationnement sur les trottoirs, le non-respect de la priorité et c’est pourquoi il n’est pas rare de voir des croisements bloqués surtout aux heures de pointe…
Pour les motocyclistes et spécialement les « taxistes », ou les « motos-taxistes » c’est encore pire. Des kamikazes en course pour le maximum de courses donc pour plus d’entrées d’argent. Ils se comportent comme s’ils étaient seuls sur la route. Pas de casques mais des klaxons à tue-tête, excès de vitesse où elle est limitée à 50 km/h, conduite en zigzag pour se faufiler entre les voitures…
Le nombre des motos en circulation a explosé ces derniers temps. Des motos puissantes qui rivalisent de vitesse avec les voitures surtout sur les routes des banlieues et même dans les rues en plein centre-ville et les ruelles de la médina.
Elles sont partout ces motos et pour tous les usages. En plus des taxis individuels, il y a les motos familiales avec un enfant devant le conducteur, le père, et un bébé dans les bras de la mère assise à l’arrière sans aucun appui. Il y a aussi les motos pour transport de marchandise où le motocycliste peine à tenir droit le guidon parfois encombré par un ou deux colis. Les motos « acrobates » engins de prédilection de jeunes « casse-cous » qui s’ingénient à rouler sur une seule roue en pleine circulation au risque de provoquer de graves accidents, de perdre le contrôle de leur engin et parfois de perdre leur vie.
Les dérives sont tellement nombreuses que l’on peut noircir plein de pages…Des dépassements effectués au vu et au su de tout le monde, dans l’impunité totale…Et dire que les lois sont là, il suffit juste de les appliquer pour atténuer un tant soit peu les graves dommages corporels et matériels relevés par divers observatoires. La sensibilisation et la dissuasion s’imposent aujourd’hui plus que jamais auparavant.



