La Tunisie enregistre une hausse notable de l’espérance de vie, atteignant près de 75 ans pour les hommes et 78 ans pour les femmes, confirmant une tendance marquée au vieillissement de sa population.
Cette évolution démographique place désormais le pays parmi ceux confrontés à une transition rapide vers une société plus âgée.
C’est ce qu’a déclaré Fatma Ben Faraj Ismail, professeure en médecine interne et présidente du comité d’organisation de la 20ᵉ édition du Forum méditerranéen de gériatrie, dont les travaux ont débuté samedi à Sousse.
Selon elle, cette dynamique s’explique principalement par la baisse continue du taux de natalité. L’indice de fécondité est aujourd’hui inférieur à deux enfants par couple, un seuil insuffisant pour assurer le renouvellement des générations.
Cette situation contribue mécaniquement à l’augmentation de la proportion des personnes âgées au sein de la population.
À ce facteur s’ajoute l’émigration croissante des jeunes, qui accentue le déséquilibre démographique en réduisant la part des tranches d’âge les plus actives.
Dans ce contexte, le Forum méditerranéen de gériatrie constitue une plateforme d’échange sur les enjeux liés au vieillissement, notamment en matière de prise en charge médicale, de politiques de santé publique et d’adaptation des systèmes sociaux.
Organisé par l’Association tunisienne de gériatrie et de gérontologie et l’Association tunisienne de médecine générale, en collaboration avec le service de médecine interne de l’hôpital Sahloul, la Faculté de médecine de Sousse, l’Université de Sousse et l’Organisation mondiale du vieillissement pour la région Afrique, l’événement met en lumière les principaux défis et perspectives liés à la gériatrie en Tunisie.



