L’Institut national de la météorologie (INM) s’apprête à franchir un cap important dans la modernisation de ses capacités de prévision, avec l’acquisition prochaine de trois radars météorologiques de dernière génération. Ce projet, soutenu par la Banque mondiale, permettra de détecter les précipitations potentielles au sein des nuages jusqu’à trois heures avant leur chute, une avancée majeure par rapport aux technologies actuellement disponibles.
Cette innovation vise à renforcer significativement les systèmes d’alerte précoce et à améliorer la précision des prévisions météorologiques, notamment dans les secteurs sensibles tels que l’aviation, la navigation maritime et l’agriculture. Elle contribuera également à mieux protéger les vies humaines, les biens et à assurer la continuité des activités économiques face aux aléas climatiques.
Cette initiative intervient à l’occasion de la Journée mondiale de la météorologie, célébrée chaque année par les pays membres de la Organisation météorologique mondiale sous le thème « Observer aujourd’hui pour protéger demain ». Dans une déclaration à l’agence TAP, l’ingénieur à l’INM, Sobhi Ben Ahmed, a souligné que ce thème met en avant la nécessité de moderniser les systèmes d’observation, de renforcer l’innovation scientifique et de fonder les décisions sur des données fiables face aux défis du changement climatique.
Selon lui, l’efficacité des systèmes d’alerte repose sur la rapidité et la précision des données collectées. Plus l’alerte est anticipée, plus les informations sont fiables, disponibles et couvrent un territoire étendu, ce qui permet une meilleure prise de décision.
L’INM opère dans un cadre international reposant sur une normalisation linguistique, notamment l’usage de l’anglais dans les domaines de la météorologie aéronautique, maritime et générale. Grâce à ses équipements et à ses compétences, l’institut affiche un taux de précision des prévisions supérieur à 90 %.
Chaque année, l’INM publie près de 2 000 bulletins météorologiques, incluant des prévisions à court terme (24 heures), à moyen terme (trois jours) et à long terme (jusqu’à dix jours, particulièrement utiles pour le secteur agricole). Des bulletins spécialisés sont également diffusés pour le suivi des criquets pèlerins, des incendies et des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur ou les inondations.
Par ailleurs, la carte de vigilance est actualisée deux fois par jour et accompagnée d’explications détaillées sur le site officiel de l’institut. Le code couleur utilisé permet d’évaluer le niveau de risque : vert (absence de danger), jaune (vigilance normale), orange (risque élevé nécessitant une attention particulière) et rouge (alerte maximale face à des phénomènes météorologiques extrêmes, comme des pluies intenses en très peu de temps).


