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Déchets en plastique rejetés par la mer : « quand la nature se venge et reprend ses droits! »

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  • 26 janvier 12:52
  • 3 min de lecture
Déchets en plastique rejetés par la mer : « quand la nature se venge et reprend ses droits! »

Récemment, les utilisateurs des réseaux sociaux ont partagé des images choquantes de déchets plastiques rejetés par la mer sur les plages, suite aux intempéries qu’a connues notre pays la semaine dernière. Des emballages de produits et des boîtes aux couleurs délavées, arborant des logos commerciaux disparus du marché depuis les années 80 et 90, ont refait surface aujourd’hui. Leurs structures solides semblent n’avoir subi aucun dommage malgré des décennies d’exposition au sel et à la pression.

Ces résidus plastiques sont apparus comme des capsules temporelles surgies des profondeurs de l’oubli. Au premier coup d’œil, certains pourraient sourire en revoyant une marque éteinte depuis 30 ans. Chacun a vu resurgir des souvenirs d’enfance lointains, transformant ces images en un moment de nostalgie. Pourtant, derrière ce plaisir visuel se cache une réalité terrifiante : il ne s’agit pas d’un simple souvenir passager, mais de la preuve matérielle que le plastique est un « être immortel ».

À ce sujet, Yassine Ramzi Sghaier, expert en biologie marine et président de l’association « TunSea », a commenté lors de son intervention sur la radio, ce lundi 26 janvier 2026, que cet incident représente un message douloureux de l’océan. Il a insisté sur la dangerosité extrême de ces déchets et leur impact dévastateur sur les écosystèmes marins.

Le plaisir visuel éphémère suscité par la nostalgie s’efface rapidement devant la réalité scientifique effroyable. Selon l’expert en biologie marine, le plastique ne se décompose pas biologiquement. Il se fragmente en microparticules qui persistent pendant des siècles. Retrouver un emballage d’une époque révolue en est la preuve flagrante, a relevé Yassine Ramzi Sghaier.

La mer n’oublie pas

Cette découverte confirme que la mer n’oublie rien. Elle agit comme une archive vaste et mortelle, stockant nos restes dans ses profondeurs pour nous les renvoyer plus tard sous forme de « déchets trans-temporels », porteurs des secrets de nos excès.

Ainsi, le retour de ces vestiges plastiques aujourd’hui n’est pas seulement un phénomène étrange, mais un message explicite et urgent de la nature. C’est un rappel du prix de la consommation rapide et de sa facture environnementale à long terme. Chaque morceau de plastique utilisé par l’homme pendant quelques minutes durant son enfance existe encore quelque part sur cette planète, menaçant les créatures marines et empoisonnant la chaîne alimentaire dont nous occupons le sommet.

« Voir des déchets vieux de 30 ans doit être un signal d’alarme et non une simple occasion de nostalgie. C’est un appel pressant à repenser radicalement notre relation avec le plastique et à adopter des modes de consommation et de production plus durables. Il s’agit d’éviter que nos enfants et petits-enfants ne soient contraints, à l’avenir, de chercher leurs souvenirs d’enfance parmi les piles de déchets éternels que nous aurons laissés derrière nous », conclut l’expert.

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Auteur

La Presse

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