Ce pays Schengen double sa taxe de séjour, une mesure qui touchera tous les touristes dès avril 2026
La ville de Barcelone et la région autonome de Catalogne ont approuvé une hausse significative de la taxe de séjour touristique, qui entrera en vigueur le 1ᵉʳ avril 2026.
La mesure, destinée à lutter contre le surtourisme et à financer des politiques de logement abordable, conduira à un doublement des montants facturés aux visiteurs, affectant tous les touristes, qu’ils soient européens ou non, y compris les visiteurs tunisiens, algériens, marocains et d’autres nationalités.
En Catalogne, le Parlement régional a adopté une loi prévoyant que les revenus tirés de cette taxe soient répartis entre le financement de projets liés au logement (25 %) et la promotion du tourisme (75 %).
La nouvelle réglementation s’appliquera d’abord à Barcelone, ville très prisée des vacanciers internationaux, avant un déploiement progressif dans le reste de la région jusqu’en 2027.
À Barcelone, les touristes séjournant dans des hôtels pourraient payer jusqu’à 10 à 15 € par nuitée, selon la catégorie de l’établissement.
Actuellement, la taxe varie entre environ 5 € et 7,5 € par nuit, ce qui représente une augmentation notable du coût du séjour pour les visiteurs. Pour les locations de courte durée (telles que les logements de type Airbnb), la taxe pourrait atteindre jusqu’à 12,5 € par nuit.
Selon des estimations locales, une famille ou un couple passant deux nuits dans un hôtel quatre étoiles pourrait se voir appliquer près de 45,60 € supplémentaires de taxe touristique, en fonction de la classification de l’hôtel.
Cette hausse place Barcelone parmi les villes européennes où la taxe de séjour est parmi les plus élevées du continent.
Les autorités catalanes justifient cette réforme par la volonté de réduire la pression exercée par le tourisme de masse sur le marché du logement, un problème jugé particulièrement aigu à Barcelone.
Le secteur de l’hébergement touristique, qui accueille chaque année plusieurs millions de visiteurs venus du monde entier, avait fait face à des protestations de résidents locaux qui dénonçaient la hausse des loyers et la pénurie de logements disponibles.
Cette hausse aura un impact direct sur le budget des voyageurs, quelle que soit leur origine. Les visiteurs étrangers (qu’ils viennent d’Afrique du Nord ou d’autres régions) devront s’acquitter de ces nouveaux montants lors de leur séjour.
Les autorités estiment toutefois que la mesure pourrait contribuer à rendre le tourisme plus durable à long terme, tout en finançant des projets de logements pour les habitants de la région.