Sept spécimens de Physalia physalis, communément appelée “galion portugais”, ont été observés récemment sur la plage de Sidi Mechreg (Bizerte), selon un signalement effectué par un citoyen. Cette découverte confirme une présence de plus en plus notable de cet organisme marin dans la région au cours des dernières semaines.
Contrairement aux idées reçues, le galion portugais n’est pas une véritable méduse. Il appartient à la famille des hydrozoaires et se rapproche davantage d’espèces comme la vélelle, connue localement. Originaire de l’océan Atlantique, cet organisme n’est pas indigène à la mer Méditerranée. Sa présence sur les côtes tunisiennes s’explique généralement par l’effet des vents et des courants marins. La première observation en Tunisie remonte à 1992.
Reconnaissable à ses teintes allant du bleu au violet en passant par le rose, le galion portugais possède un flotteur pouvant atteindre 30 centimètres, ainsi que de longs tentacules venimeux qui peuvent s’étendre sur 10 à 30 mètres. Ces filaments contiennent des cellules urticantes destinées à capturer les proies, mais représentent également un danger pour l’homme, notamment pour les baigneurs et les pêcheurs.
La piqûre de cet organisme est particulièrement douloureuse et peut provoquer des brûlures cutanées importantes. Il est également important de noter que ses tentacules restent toxiques jusqu’à 24 heures après sa mort. Toutefois, les cas mortels demeurent extrêmement rares.
Face à ce risque, les autorités et les observateurs appellent à la vigilance. Il est fortement déconseillé de toucher ou de s’approcher de cet organisme. En cas d’observation, il est recommandé de le photographier à distance et de signaler sa présence aux autorités compétentes.



