Jardins d’enfants : le ministère dénonce les classes préparatoires illégales
Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a affirmé que ce qui est communément appelé « section préparatoire » au sein des jardins d’enfants ne repose sur aucun cadre légal ni pédagogique reconnu.
Dans un communiqué publié ce jeudi 16 avril 2026, le ministère a réitéré son engagement à protéger la petite enfance et à garantir un développement sain et équilibré des enfants. Il a précisé que des contrôles sur le terrain ont révélé la propagation de ce système dans plusieurs établissements, lesquels proposent des contenus éducatifs tels que la lecture, l’écriture et le calcul, inadaptés à l’âge des enfants. Ces pratiques contreviennent aux approches pédagogiques appropriées, fondées essentiellement sur l’apprentissage par le jeu et le développement des capacités sensorielles, motrices et sociales.
Le ministère a mis en garde contre les répercussions négatives de ces méthodes sur le développement mental, physique et psychologique des enfants. Il a également dénoncé une forme de tromperie envers les parents, à qui l’on fait croire qu’il s’agit d’un service éducatif de qualité, alors qu’il ne répond pas aux normes en vigueur.
Dans ce contexte, il a appelé l’ensemble des acteurs du secteur de l’enfance à se conformer à la législation en vigueur. Les parents sont, quant à eux, invités à vérifier la nature des programmes proposés par les jardins d’enfants avant d’y inscrire leurs enfants, à éviter les établissements recourant à ces « sections préparatoires » et à signaler toute infraction aux autorités compétentes.
Le ministère a également exhorté les parents à soutenir ses efforts en matière de protection de la petite enfance, en signalant toute pratique susceptible de nuire à l’intérêt supérieur de l’enfant.
Enfin, il a assuré qu’il poursuivra ses actions pour lutter contre ces dérives, notamment à travers le renforcement des contrôles et la prise de mesures légales à l’encontre des contrevenants, afin de garantir la qualité des services éducatifs et la protection de l’enfant.



